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Choisir sa fin de vie : pour l’émancipation du patient

Publié par le Mar 8, 2015 dans Motions thématiques, Santé | 0 commentaire

Choisir sa fin de vie : pour l’émancipation du patient

La loi du 22 avril 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie, a marqué, en France, une étape importante dans l’accompagnement des patients en fin de vie. En permettant le développement des soins palliatifs et la réduction considérable de l’acharnement thérapeutique, la France se dotait d’une première législation œuvrant pour le droit de mourir. Cependant, cette première avancée reste insuffisante. L’arrêt des soins qu’elle autorise se caractérise par l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation artificielle pour les patients dans le coma et par l’augmentation progressive des doses de sédatifs, conduisant ainsi le patient à la mort. Aujourd’hui, l’euthanasie, comme l’assistance médicale pour mourir, est toujours interdite en France, mais les effets secondaires connus des médicaments prescrits peuvent y conduire sans que le médecin ne soit condamné pour cela. À travers une motion sur le choix de sa fin de vie, les Jeunes Écologistes se positionnent pour l’émancipation des patients. État des lieux Aujourd’hui, la fin de vie est toujours mal accompagnée en France, comme le démontre l’étude MAHO (Mort à l’Hôpital), publiée en 2008, selon laquelle les soignants considèrent que seulement 35 % des décès s’y déroulent dans des conditions acceptables. La prise en charge de la mort ne figure pas explicitement parmi les missions de l’hôpital. Dans le code de la santé publique, elle n’est abordée qu’à partir de questions juridiques particulières, au chapitre des prélèvements d’organes ou comme un simple mode de sortie de l’hôpital, mais jamais en tant que futur inéluctable de l’espèce humaine. L' »environnement de décès » dans les hôpitaux n’est ainsi pas développé pour rendre ces conditions plus acceptables. D’après le rapport 2011 de l’observatoire national sur la fin de vie, 57,5% des français décèdent à l’hôpital , contre 26,7 % à domicile. Les Français regrettent que l’on meure trop souvent à l’hôpital : 58% d’entre eux considèrent d’ailleurs que le lieu n’est pas adapté à la fin de vie et 81% préféreraient finir leurs jours chez eux (IFOP, 2010). Ainsi des unités mobiles de soins palliatifs se développent à travers tout le territoire national pour permettre aux patients de finir de vivre dans un endroit familier. Dans les EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes), les médecins manquent de formation sur les soins palliatifs : seuls 15% d’entre eux ont un DU (diplôme universitaire) en soins palliatifs. 21% n’ont aucune formation aux soins palliatifs, 29% suivent une formation continue et 33% possèdent des capacités de gériatrie (d’après l’observatoire national sur la fin de vie – étude 2013). La formation de ces médecins est ainsi à développer. Il est nécessaire d’inclure dans leur formation initiale un volet important sur la prise en charge des patients en fin de vie. Aujourd’hui, en France, contrairement à certains de nos voisins européens un médecin n’est pas tenu de respecter les directives anticipées d’un malade. Les directives anticipées permettent au médecin de connaître les souhaits d’un patient concernant la possibilité de limiter ou d’arrêter son traitement en cours. Limitées dans le temps, elles doivent être renouvelées tous les trois ans pour rester valables. De plus le patient peut nommer une « personne de confiance » (un membre de sa famille, un proche ou un médecin) qui pourra être consultée sur la volonté du patient si celui ci n’est plus en état de l’exprimer lui-même. Toutefois, les médecins...

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Pour la fin de la gestion déléguée du régime étudiant de sécurité sociale

Publié par le Nov 13, 2014 dans Economie et Social, Motions thématiques, Santé | 0 commentaire

Pour la fin de la gestion déléguée du régime étudiant de sécurité sociale

Retour sur le RESS Le régime étudiant de sécurité sociale (RESS) est né en 1946, quelques mois après la création du régime général, pour couvrir une population de 120 000 jeunes adultes, non salariés mais ayant besoin d’une protection sociale. Il était initialement prévu d’intégrer les étudiants directement dans le régime général, mais l’unique organisation étudiante de l’époque refusait d’être assimilée aux salariés. En effet, les étudiants se destinaient pour beaucoup à des professions libérales (médecins, avocats…) et réclamaient à ce titre un régime spécifique : un régime délégué à une mutuelle étudiante contrôlée par les étudiants. Cela a abouti à la création de la Mutuelle Nationale des Etudiants de France (MNEF) ayant pour but de jouer un rôle d’intermédiaire entre les étudiants et le régime général. Elle assure la gestion et est financée pour cela par la CNAMTS (Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés) mais les remboursements sont faits par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés En 1970, le gouvernement dirigé par Jacques Chaban-Delmas voyait d’un mauvais oeil cette mutuelle trop étiquetée à gauche et incitait à la création, pour la concurrencer, de mutuelles étudiantes régionales. Ce système s’est ensuite généralisé sur tout le territoire. Dès lors, deux opérateurs sont en compétition pour servir d’intermédiaire entre le régime général et les étudiants La situation se complexifie encore dans les années 1980 puisque les mutuelles étudiantes se mettent à vendre, en plus de leur activité d’intermédiaire, des complémentaires santé. Dans les années 2000, la MNEF est secouée par une série de scandales financiers : financement d’emplois fictifs et mise en place d’un système de fausses factures, essentiellement organisé au bénéfice du parti socialiste. La MNEF n’y survivra pas et la LMDE naitra à sa suite. Les SMER, quant à elles, ne seront pas épargnées par les mêmes troubles. Les problèmes liés au RESS Le système pensé pour une poignée d’étudiants au sortir de la seconde guerre mondiale a survécu jusqu’à maintenant mais a éprouvé de grandes difficultés à s’adapter aux évolutions du système de protection sociale et à la massification de l’enseignement supérieur. Devant cette situation complexe, plus grand monde ne comprend ce système et cela empêche les étudiants qui dépendent de ce régime d’accéder aux soins dans de bonnes conditions, les renoncements aux soins liés à l’existence de ce régime pénalisant les étudiants. Ce système de délégation défaillant est aussi très coûteux : 93 millions par an de frais de gestion (52€ par étudiant) dont au minimum 63 millions d’euros seraient économisables en cas de gestion directe par le régime général, d’autant que les sommes remboursées sont relativement faibles au vu de la population plutôt jeune, relativement en bonne santé et ayant peu recours au soins. De plus, les mutuelles étudiantes qui sont censées assurer une action de prévention, mission pour laquelle elle sont financées, ont perverti cette activité en la transformant en opérations de communication visant à leur permettre de gagner des parts de marché sur la concurrence pour la gestion de la part sécu, et de vendre des complémentaires santé. La Cour des Comptes a estimé que la somme versée par étudiant pour assurer la gestion de la délégation de service public (DSP) est bien trop généreuse et qu’actuellement la collectivité finance une partie des dépenses liées à la vente de complémentaires santé, alors même que...

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OBJECTIF PARIS 2015 !

Publié par le Juin 25, 2014 dans Energie Climat, Motions thématiques | 0 commentaire

OBJECTIF PARIS 2015 !

Plus nous tardons à changer, plus la charge qui pèsera sur les générations futures sera lourde. Tel est le principal enseignement du 3ème rapport du GIEC publié ces derniers jours. Les conséquences du dérèglement climatique sont déjà une réalité pour des millions de personnes et, si nous ne faisons rien, elles s’aggraveront de manière dramatique. Ce constat n’est pas catastrophiste, il est un regard lucide sur la réalité. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un sursaut d’espoir. Un sursaut optimiste qui appelle à l’action, à la créativité et à la reprise en main d’un enjeu qui appartient à tout le monde. S’il ne fallait que compter sur nos responsables politiques, nous n’irions pas bien loin. En 2009, le sommet de Copenhague a produit un accord non engageant et non ambitieux, inefficace en somme. Au niveau français, aucune ambition écologique majeure n’a jamais été développée. La transition énergétique a été reportée, comme si elle n’était considérée que comme une option. C’est à nous de porter la révolution écologique que nous réclamons. Pour provoquer ce sursaut, nous, Jeunes Écologistes, nous donnons trois objectifs : porter le message de l’urgence de la transition écologique auprès de la jeunesse et de nos interlocuteurs, en défendant notamment la réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre ; transmettre notre espoir et notre enthousiasme face au sentiment d’impuissance que provoque l’ampleur du défi climatique ; valoriser les solutions qui concrétisent le modèle de soutenabilité, de solidarité et de convivialité représentant la meilleure alternative au capitalisme productiviste. Pour cela, le sommet climatique de 2015 qui se tiendra à Paris sera une étape décisive. Le mouvement des Jeunes Écologistes s’engage donc à : avoir un rôle moteur quant à la création et l’animation d’un collectif Action-climat-jeunesse qui rassemble les organisations de jeunesse volontaristes sur le sujet climatique (syndicats, mouvements politiques, associations, réseaux citoyens, etc) ; faire preuve de son habituelle originalité et créativité quant aux modes d’action et de sensibilisation avant, pendant et après la conférence ; élaborer un travail de réflexion politique sur ce sujet orienté à la fois vers l’interne, notamment avec un objectif de formation, et l’externe ; relier sa réflexion à l’échelle globale en s’investissant autant que possible dans les négociations aux côtés des organisations de jeunesse ; soutenir les mouvements de la société civile au sein du sommet alternatif et participer aux dynamiques citoyennes sur tout le territoire, dont Alternatiba. Ces engagements doivent d’abord passer par la mise en place, dès l’Assemblée Générale Ordinaire de Bordeaux en août 2014, d’une équipe d’organisation chargée de préparer la mobilisation des Jeunes Écologistes. Ses modalités de constitution sont laissées à la libre volonté du mouvement et de ses instances...

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Pour une éducation à la sexualité et à la sensualité !

Publié par le Juin 25, 2014 dans Education, Genres et Sexualiés, Motions thématiques | 0 commentaire

Pour une éducation à la sexualité et à la sensualité !

Les discours conservateurs se multiplient en France et en Europe et l’égalité des genres n’est toujours pas atteinte, voire recule dans certains domaines. Il nous semble donc important de réaffirmer un principe essentiel pour la société que nous voulons : l’égalité entre toutes et tous, quels que soient le genre et l’orientation sexuelle. Les crispations grandissent en France, exacerbées par le mouvement réactionnaire »La Manif pour Tous », autour de toutes les avancées en matière d’égalité des sexes contre les recherches scientifiques et les enseignements touchant au genre et à l’égalité femmes/hommes. Les manipulations se multiplient et rien n’arrête leur bêtise réactionnaire pour tenter d’imposer leur vision étriquée du monde, à l’opposé des idéaux républicains de laïcité et de liberté d’opinion et de choix de son mode de vie : invention de toutes pièces d’une »théorie du genre », mensonges éhontés sur la nature de l’éducation sexuelle à l’école, propos haineux envers les homosexuels, menaces et pressions en tout genre. Ces discours idéologiques et conservateurs sont non seulement des contre-vérités, mais ils empêchent de fournir une éducation pragmatique, éloignée de tout tabou confessionnel, nécessaire à la fois pour la santé publique et pour la santé psychologique et émotionnelle des jeunes. Aujourd’hui, la situation est grave : en France, plus de 10 000 viols sont déclarés chaque année, soit plus d’un viol par heure. Les agressions sur des personnes homosexuelles ou transgenres sont monnaie courante et on estime qu’un-e jeune homosexuel-le sur quatre a déjà fait une tentative de suicide. La droite réactionnaire et les fondamentalismes religieux veulent nous faire croire qu’il est dangereux d’informer les jeunes sur la sexualité et le genre, que les maintenir dans l’ignorance est la bonne solution pour ne pas les »pervertir » et les maintenir dans une norme préétablie présentée comme une morale universelle et naturelle ( »un papa une maman »). Mais l’expérience montre au contraire que c’est l’ignorance qui crée le danger : l’ignorance de ce qu’est le consentement fabrique les violeurs, l’ignorance des protections sexuelles propage les maladies, l’ignorance de l’autre crée l’intolérance. Ces forces réactionnaires cherchent à imposer leur grille de lecture à l’ensemble de la société, allant jusqu’à vouloir supprimer le terme »genre » de tous les programmes scolaires, alors qu’il s’agit d’un terme scientifique utile, ou jusqu’à réclamer la censure de certains livres. Or la littérature de jeunesse doit rester extérieure à toute considération politique. Elle existe pour faire rêver, progresser et émanciper la jeunesse ! Face à ces discours, le gouvernement de François Hollande a reculé pour ne pas fâcher, évitant systématiquement le thème du genre, supprimant de fait la loi sur la famille et la possibilité pour les couples homosexuels d’avoir recours à la procréation médicalement assistée, ignorant les conclusions du rapport rendu sur le sujet. Ces questions sociétales sont considérées comme secondaires par le gouvernement, alors qu’elles influent sur la santé physique et émotionnelle des personnes concernées et sont donc de première importance. Pour cela l’éducation sexuelle et sensuelle est essentielle La sexualité humaine fait parti du cycle de la vie. Nous naissons, nous grandissons, nous aimons, nous nous reproduisons (parfois) et nous mourons. Aujourd’hui, il est indispensable de développer une éducation sexuelle et sensuelle sans tabou à destination de jeunes surexposés à une hypersexualisation de la société. On peut citer l’exemple de la publicité et...

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Vers un revenu de base universel.

Publié par le Fév 4, 2014 dans Economie et Social, Motions thématiques | 1 commentaire

Attachés au principe énoncé à l’article de 25 de la déclaration universelle des droits de l’homme qui précise que  « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour  l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires (…) », les Jeunes Écologistes soutiennent le principe de la mise en place pour toute citoyenne et pour tout citoyen d’un Revenu d’existence universel, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, y compris salariés, d’un montant suffisant pour vivre décemment. Motion adoptée par la coordination fédérale du 4 février...

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Éliminer la sélection sociale et la compétition scolaire

Publié par le Nov 26, 2013 dans Education, Motions thématiques | 0 commentaire

Motion thématique adoptée par la coordination fédérale du 10 novembre 2013. Elle prend la suite des motions « La refondation de l’École de la République doit être un projet écologique, social et humaniste ambitieux » et « Refonder la pédagogie pour ne plus exclure« . Sous couvert d’égalité républicaine, le système éducatif actuel favorise avant tout les plus privilégiés, socialement et culturellement. Il faut donc repenser l’orientation et revoir l’organisation des filières qui crée une hiérarchie entre les formations. Cela passe par une réflexion quant au rapprochement entre les filières générales, technologiques et professionnelles. Il en va de même pour l’enseignement supérieur, qui doit opérer un rapprochement entre ses différentes composantes. L’équité de traitement entre les établissements est également une condition pour en finir avec la ségrégation scolaire. Afin de mieux aider celles et ceux qui sont les plus éloignés de la culture scolaire, un véritable accompagnement personnalisé, tant pour les élèves que pour leurs parents, doit être mis en place. De même, une attention spécifique portée à l’intégration des personnes handicapées dans les milieux scolaires et universitaires ordinaires permettra de mettre fin aux discriminations qui les touchent. Aujourd’hui, le niveau de qualification obtenu en sortie de système scolaire reste souvent déterminant dans la réussite sociale et professionnelle : ainsi, faciliter les possibilités de retour au sein du système éducatif ou universitaire et développer les aides financières aux personnes souhaitant reprendre leurs études sont des outils indispensables pour offrir à toutes et tous une seconde chance. A) Revoir la carte scolaire La carte scolaire est un outil indispensable pour favoriser la mixité sociale. Il faut donc revenir sur les réformes du gouvernement Fillon, qui l’ont affaiblie. Cependant, on sait qu’il existe des stratégies de contournement qui ne sont connues, la plupart du temps, que par les classes moyennes et supérieures. C’est pourquoi il est important d’éviter ces stratégies en : proposant des options rares (langues, arts…) dans tous les types d’établissements, et notamment dans les établissements mal réputés, en veillant à répartir les différentes options entre les établissements et non à les concentrer dans quelques-uns ; permettant aux établissement »difficiles » d’avoir des moyens humains, matériels et pédagogiques adaptés, afin de lutter contre leurs problèmes spécifiques et d’éviter ainsi la tentation du contournement de la carte scolaire. Quand la sélection s’avère nécessaire pour certaines formations spécifiques, elle doit se faire avant tout sur la motivation de l’élève et non sur son dossier scolaire. B) Repenser l’orientation Il est nécessaire de repenser le système des filières (générales, technologiques et professionnelles) afin d’offrir des parcours moins monolithiques et plus ouverts, et ce non seulement au lycée, mais aussi dès le collège. En ce sens, nous proposons plusieurs pistes : une moyenne de 2 à 3 heures de travaux interdisciplinaires par semaine qui permettrait de ne pas déspécialiser les filières mais donnerait l’opportunité d’étendre certaines connaissances auxquelles on n’aurait pas accès dans certaines filières ; développer des classes passerelles à des moments clefs de la scolarité afin de permettre une réorientation en cours d’année (entre les classes de Seconde et Première, et en première année universitaire) ; proposer une sorte de « trimestre d’essai » en classe de 4ème pour l’enseignement des langues. De fait, il est fréquent que les élèves soient fortement indécis quant au choix de la LV2. Ainsi, ce trimestre pourrait permettre à l’élève, en...

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Pour une régulation de la chasse

Publié par le Août 27, 2013 dans Dignité animale, Motions thématiques | 0 commentaire

Motion adoptée en Assemblée Générale le 25 août 2013. Les faits, les chiffres et les propositions de cette motion concernent la France métropolitaine. Introduction      La chasse est une activité qui consiste à traquer et tuer des animaux. Aussi ancienne que l’humanité, cette pratique a néanmoins considérablement évolué au fil des siècles, tant dans les moyens employés que dans sa finalité. A l’origine source alimentaire indispensable, elle est progressivement devenue une activité ludique : de nos jours, en France, plus personne ne chasse par nécessité vitale. La chasse est maintenant principalement une activité récréative qui ne conserve que rarement sa fonction de subsistance. Ses pratiquants forment une population essentiellement masculine (98% d’hommes), vieillissante (l’âge moyen atteint 58 ans) et en diminution (perte de 30 % des effectifs en 20 ans). Les chasseurs, qui sont 1 million (1)  en France (soit 1,5 % de la population), chassent 91 espèces et tuent près de 40 millions (2)  d’animaux chaque année. Il existe de nombreux modes de chasse : chasse à tir (pratiquée avec un fusil devant soi, en battue, à l’approche, à la passée…), chasse à l’arc, chasse à courre, déterrage, divers modes locaux (filets, lacs, matoles, tendelles, gluaux), etc. La chasse est pratiquée les sept jours de la semaine pendant les périodes d’ouverture légales (contrairement aux autres pays d’Europe qui bénéficient de jours non-chassés). Les chasseurs sont regroupés au sein de Sociétés de chasse, de Groupements d’intérêts cynégétiques et de Fédérations départementales, régionales et nationale. Au Sénat et à l’Assemblée Nationale, il existe un « groupe chasse » comportant plus du quart des parlementaires. Le monde de la chasse, en raison notamment de son organisation et de sa force financière, constitue en France l’un des lobbies les plus puissants. Cette pratique qui implique l’usage d’armes et la mise à mort d’animaux, est une activité à caractère polémique : environ 60 % des français se déclarent contre (3), pour diverses raisons d’ordres éthiques, écologiques, sécuritaires et sociétales. Le refus de cette pratique La raison éthique      La vision de l’« animal-machine » de Descartes, selon laquelle les animaux seraient démunis de sens et de facultés car guidés par des réflexes instinctifs, apparaît de plus en plus dénuée de sens dans nos sociétés contemporaines. Les recherches et constats de Darwin l’avaient amené à conclure que « les sens et les intuitions, les différentes émotions et facultés, comme l’amour, l’attention, la mémoire et la curiosité, l’imitation, la raison, etc., dont l’Homme se vante, peuvent être retrouvés à l’état naissant ou même pleinement développé chez les animaux ». De nombreuses études scientifiques, menées par les éthologues ces dernières décennies, ont confirmé cette affirmation. Ces notions, longtemps considérées à tort comme « propre de l’Homme », se sont révélées présentes chez les autres espèces animales, la différence n’étant pas de nature mais seulement de degré (leur stade de développement varie suivant l’espèce). Ainsi, comme chacun le sait maintenant, les animaux pourvus d’un système nerveux sont des êtres sensibles ; ils éprouvent des sensations, des émotions, des sentiments (joie, plaisir, peur, souffrance, volonté…) et il convient désormais de prendre en compte ces éléments dans les relations que nous établissons avec eux. Lors de la pratique de la chasse, la mort des animaux n’est pas causée accidentellement, elle est recherchée puisqu’elle constitue l’objectif, l’aboutissement. Cette pratique qui...

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Pour une réforme écologiste du système de retraite, partageons le travail et les richesses !

Publié par le Août 27, 2013 dans Economie et Social, Motions thématiques | 0 commentaire

Système de retraite : il y a un problème, il existe des solutions Le problème est connu : notre système de retraite voit ses ressources se réduire et ses dépenses augmenter. En tant que jeunes écologistes, nous avons à cœur de proposer des solutions qui puissent répondre à cette problématique croissante et ainsi préserver notre pacte social. Les précédentes réformes n’ont pour l’instant essayé qu’une seule solution, celle qui consiste à allonger la durée ou le montant de cotisation des travailleurs. C’est une solution injuste et inégale. Pourtant, il existe une alternative à la pression croissante du système capitaliste sur nos vies. Il existe des solutions pour financer nos retraites, solutions qui, en plus d’être équilibrées économiquement, peuvent permettre une réelle émancipation sociale et une transition écologique ambitieuse. Ces solutions, nous voulons les porter, les défendre inlassablement, pour faire entendre une autre voix que celle des productivistes et des chiens de garde du libéralisme. Plus que de proposer une porte de sortie par rapport au déficit du système de retraite, il s’agit aussi d’ouvrir le chemin des possibles face aux inégalités du système actuel. En effet, les inégalités entre retraités sont extrêmement fortes et le montant du minimum-vieillesse, de 8500 euros par an, est bien trop ridicule pour les atténuer. L’argument principalement évoqué pour allonger la durée de cotisation, celui de l’allongement de l’espérance de vie, n’est guère valable étant donné que l’espérance de vie en bonne santé recule depuis quelques années. Les inégalités accentuent ce phénomène et font payer doublement la note aux travailleurs qui ont du supporter davantage de pénibilité et/ou commencer à travailler plus tôt. En effet, à 60 ans, la différence d’espérance de vie entre un ouvrier et un cadre est de 7 ans. En outre, les inégalités sociales sont accentuées par les inégalités de genre, la pension de retraite des femmes étant en moyenne 46% inférieure à celle des hommes. Ces réalités n’arrangent pas les défenseurs du « travailler plus et pendant plus longtemps ». Elles sont pourtant un enjeu vital auquel la réforme des retraites doit répondre. Nous croyons que cette logique de solidarité sociale peut prendre le dessus sur l’égoïsme économique de quelques-uns, afin de permettre l’avènement d’une société apaisée et propice à l’émancipation. Au-delà des logiques comptables, la réforme du système de retraite est un choix de société Si le débat qui s’est ouvert sur le système de retraite doit prendre en compte la réalité immédiate des financements disponibles, il nous semble surtout propice à évoquer plus généralement la place et le sens que nous donnons au travail dans notre société. Financé par les cotisants et les acteurs économiques, notre système de retraite est une des pièces du puzzle de notre pacte social, ciment de notre société et de son pacte intergénérationnel, et ne se réduit donc pas à un unique problème comptable. Enfermées dans une posture de défense face aux attaques ultralibérales, les forces de gauche, partis, syndicats, mouvements citoyens, se sont parfois limitées à une simple riposte. Elles n’ont pas su faire connaître leurs alternatives et ont malheureusement pu passer pour réactionnaires aux yeux d’une partie des citoyens. Lors des précédentes réformes, les points de débat se sont ainsi cristallisés autour de la question de l’âge légal de départ à la retraite ou du montant des pensions. Si ces points nous semblent évidemment...

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Porter une voix écologiste pour une démocratie réelle

Publié par le Avr 29, 2013 dans Démocratie, Motions thématiques | 0 commentaire

Motion d’urgence adoptée par la coordination fédérale du 28 avril 2013. Les Jeunes Écologistes prennent la mesure de la gravité de la crise démocratique que traverse actuellement la France. La multiplication des  « affaires », l’entremêlement des élites, l’apparente impunité des  « voleurs en col blanc » sont les causes de l’effondrement de la confiance du citoyen au politique, et plus généralement, aux institutions républicaines. Le gouvernement, par son action sans ambition ni vision fait la démonstration que l’alternance ne vaut pas alternative. Son incapacité à réformer un système politique peu représentatif, inégalitaire et inefficace nous met dans une situation périlleuse : à terme, le scrutin perdra toute légitimité faute de participation ou portera au pouvoir des idées et des personnes que nous combattons, car ennemis déclarés de la démocratie et des valeurs républicaines. L’effondrement environnementale et la crise économique et donc sociale sont pour les écologistes les motifs d’un esprit de responsabilité. Notre éthique veut que nous tâchions de répondre à l’urgence, et que nos actes n’attendent pas un grand soir, mais s’accommodent de la réalité culturelle. C’est en ce sens-là que les Jeunes Écologistes inscrivent leur pensée et leur action dans une démarche politique apaisé et désireuse d’échanges, pour construire avec toutes les bonnes volontés. Mais l’esprit de responsabilité qui nous habite n’est pas la résignation, ni le renoncement à la mobilisation sociale et populaire. Ce n’est pas non plus le silence ou la passivité. Nous ne voulons pas être les témoins inactifs de la déliquescence d’un système vérolé, qui fait le nid des conflits d’intérêts, de la corruption, du clientélisme. Notre devoir est de faire entendre notre voix, de porter haut l’alternative écologiste, le souhait d’une rupture, qui permette au citoyen de croire à nouveau au politique, qui permette de proposer et d’aider à mettre en œuvre un projet de société qui prenne en compte l’environnement, et les besoins de chacun-e. C’est pour cela que nous, les Jeunes Écologistes, militeront pour une sixième république et pour une Europe fédérale ; que nous demanderons des mesures contre la corruption, le cumul des mandats, l’opacité en politique et l’enrichissement personnel de nos dirigeant-e-s. Nous soutiendrons un modèle de VIe République où serait appliquée la parité réelle et où les élus ne pourraient cumuler de mandat ni synchroniquement, ni de manière abusive dans le temps. Cela permettrait un perpétuel renouveau du politique et mettrait fin à l’oligarchie, pour rester toujours au plus près de la société civile et assurer que le progrès soit pour le peuple et non pour l’avancement de quelques uns. En ce sens, nous souhaiterions également que davantage de proportionnelle soit intégrée dans les modes de scrutins pour une meilleure représentation des différentes sensibilités représentées dans la population au sein des instances de la République, ainsi que pour éviter une bipolarisation stérile et anti-démocratique de la vie politique française. Nous nous battrons pour que soit reconnu le fait qu’il soit inadmissible qu’une personne ayant fait démonstration publique de racisme, homophobie, xénophobe, sexisme ou tout autre type de discrimination puisse continuer de siéger dans les instances nationales. Des santions doivent être envisagées dans ce cas, dont l’inéligibilité. Pour porter ces idées et celles déjà développées dans nos motions et prises de position antérieures, notre mouvement privilégiera l’action militante de terrain et les initiatives politiques autonomes, afin de valoriser le travail des écologistes...

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Refonder la pédagogie pour ne plus exclure

Publié par le Avr 29, 2013 dans Education, Motions thématiques | 0 commentaire

Motion adoptée par la coordination fédérale du 28 avril 2013. Elle prend la suite de la motion « La refondation de l’École de la République doit être un projet écologique, social et humaniste ambitieux ». Si l’École doit offrir à tous un socle de connaissances fondamentales, il est indispensable de faire évoluer les méthodes d’apprentissage scolaire qui confinent souvent à l’accumulation d’un savoir encyclopédique. Le système éducatif doit favoriser l’émancipation intellectuelle et l’autonomie, pour que tous réussissent leur intégration sociale, citoyenne et professionnelle. Il doit valoriser et favoriser la mobilisation de tous les savoirs et compétences, sans se limiter à la connaissance académique. Face au constat d’un système éducatif  rigide, il est nécessaire de repenser la pédagogie. A) Encourager l’expression orale et l’expression en public L’expression orale et la prise de parole en public sont essentiels tant dans l’activité citoyenne que dans le monde du travail.  C’est pourquoi l’École, dans ses missions d’épanouissement intellectuel et personnel, d’éducation à la citoyenneté et de formation au milieu professionnel, se doit non seulement de stimuler mais aussi de familiariser les élèves avec la prise de parole spontanée en enseignant notamment les règles du débat et de la discussion en public. L’organisation des enseignements laisse encore une place trop rare à l’expression orale, guidée ou libre, et fonctionne toujours sur un mode d’apprentissage vertical où l’élève reste le plus souvent passif. En outre, cette propension à l’inaction inhibe l’intéressement des élèves au déroulement du cours et leur volonté d’adhésion aux méthodes d’apprentissage, ce qui a pour conséquence une mauvaise préparation pour affronter les nombreuses situations que l’on rencontre dans notre environnement et qui nécessitent une bonne aisance en public et de la confiance en soi. Cette situation crée donc de fortes discriminations entre les individus qui ont, ou auront, plus de facilités à s’exprimer à l’oral et ceux qui n’osent, ou n’oseront, pas. En ce sens, il faudrait accorder une plus grande place à la pratique des exposés oraux et les mettre en valeur, et ce, dès le plus jeune âge. Dans cette même logique de renouvellement des apprentissages, il serait nécessaire d’encourager l’entraide mutuelle entre élèves en proposant des temps de travail collectifs, ce qui contribuerait à développer les échanges de savoirs entre les enfants. Par ce système, on entend proposer différentes manières d’aborder un même sujet ou un même problème, mais aussi valoriser l’expression orale à travers la reformulation des connaissances et des savoirs sans pour autant laisser les plus timides de côté. Le travail sur l’oral doit s’effectuer de manière transversale à travers toutes les autres thématiques. La parole doit être libre et respectée par tous. Ainsi, au début de l’année, il y a édiction des règles de la parole, incluant notamment le principe de respect de l’autre. L’enseignant doit encourager fortement tous les élèves à participer à la discussion dès le début du parcours scolaire. En outre, celui-ci ne doit pas sanctionner les réponses des élèves, mais plutôt les encourager à les reformuler si elles ne sont pas satisfaisantes par exemple. B) La prévention des conflits dans le système éducatif Hors du cadre des conseils (de classe, d’administrations  etc.), les élèves sont peu associés à la vie quotidienne au sein de leur  établissement. Or, les violences physiques, orales et  psychologiques se développent dans les établissements et le climat de  vie y...

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