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Motion – L’agriculture urbaine pour renouer avec la nature

Publié par le Sep 1, 2016 dans Agriculture, Motions thématiques, Territoires | 0 commentaire

Motion – L’agriculture urbaine pour renouer avec la nature

Motion adoptée par l’Assemblée Générale d’août 2016. Déjà pratiquée par plus de 800 millions de personnes dans le monde, l’agriculture urbaine connaît un fort développement en France. Alors que l’agriculture a peu à peu été chassée des villes, que les citadin-e-s ont été amené-e-s à faire leurs courses dans des supermarchés toujours plus grands, les liens entre ville et production agricole ont été malmenés. S’il y a quelques années cultiver en ville pouvait paraître farfelu, aujourd’hui cela devient une véritable alternative, comme nous le prouve la multiplication des jardins partagés ou d’initiatives plus originales. L’agriculture urbaine permet de poser les questions de la place de la nature en ville, du lien des citadins avec l’espace rural et l’agriculture, mais aussi du type d’agriculture que l’on souhaite voir se développer. En effet, face à l’urbanisation croissante de nos sociétés, impliquant une artificialisation des sols, le besoin de se nourrir reste pourtant la première nécessitée à la vie humaine. Intégrant les pratiques agricoles en ville, l’agriculture urbaine rend ainsi accessible une offre alimentaire de qualité aux citadin-e-s tout en reconnectant la nature à la ville. L’agriculture urbaine : une production rurale originale à chaque ville… Variée de par ses formes ou ses productions, l’agriculture urbaine a pour originalité de savoir adapter les pratiques agricoles à la diversité urbaine. Ainsi, si les jardins partagés (gérés collectivement ou divisés en parcelles)  sont la manière de cultiver qui ressemble le plus à l’agriculture rurale, un large éventail de formes existe : bacs de jardinage collectifs dans les rues (comme les initiatives d’Incroyables Comestibles), culture sur les toits (jardin expérimental de 600 m² à AgroParisTech), sur son balcon, autour d’un arbre, le long des routes, dans une tour ou sur les toits d’un supermarché… Principalement axée vers le maraîchage, qui se prête mieux au contexte urbain que la céréaliculture par exemple, l’agriculture urbaine se diversifie et des initiatives de vergers, d’apiculture ou encore d’élevage voient le jour. … et qui présente de nombreux avantages… C’est pédagogique ! Mettre les mains dans la terre permet de se reconnecter avec la terre, les saisons et les cycles culturaux.  En 2013, un enfant sur trois ne savait pas reconnaître une courgette ou un poireau. Non, les tomates ne poussent pas en janvier mais suivent des saisons. Ne pas respecter les saisons, c’est faire venir de loin des produits que l’on pourra consommer plus tard et ne pas manger les produits que l’on peut manger maintenant. C’est créer de la mixité sociale et intergénérationnelle ! Les jardins partagés sont des espaces où l’on se rencontre, échange et où l’entraide est facilitée. Entre générations, entre savoir-faire, chacun peut apprendre. Mais au-delà des jardins partagés, nous voyons également que la création d’espaces verts comme des parcs et jardins sont également des espaces de rencontres qui permettent de créer du lien social. C’est bon pour le climat ! Tous les aliments produits et consommés sur place évitent l’émission de gaz à effet de serre liés au transport. En encourageant les pratiques biologiques, c’est-à-dire sans utilisation de pesticides et d’engrais chimiques, la planète ne peut que vous dire merci! C’est bon pour les villes ! L’agriculture urbaine permet de repenser les territoires car en encourageant la réappropriation des sols, on prend le contre-pied de la bétonisation de nos espaces. Lutter contre la bétonisation...

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Pour une laïcité sans discrimination !

Publié par le Sep 1, 2016 dans Démocratie, Forum OuVERT 2015, Motions thématiques, Non classé | 0 commentaire

Pour une laïcité sans discrimination !

Motion adoptée par l’assemblée générale d’août 2015, amendée par l’assemblée générale d’août 2016 La question de la laïcité est un sujet omniprésent dans le débat public depuis plusieurs années. Le principe de laïcité est très souvent instrumentalisé à des fins électoralistes, notamment en stigmatisant les musulmans. Il nous a donc semblé important, en tant que Jeunes Écologistes, partie prenante du débat public, de définir notre position sur la laïcité et la place des religions en France. Depuis 1946, le principe de laïcité est inscrit dans la Constitution et la République y est définie comme laïque. Pourtant, rien dans la Constitution ne définit clairement ce qu’est la laïcité, les gouvernements successifs sont amenés à la définir et à en choisir les modalités d’application. Depuis quelques années, la définition de ce que devrait être la laïcité en France a sensiblement évolué(1). Alors que la loi de 1905 parlait de séparation de l’État vis-à-vis des religions, on entend désormais parler de neutralité de l’État vis-à-vis des Églises. Contrairement à la précédente, cette nouvelle conception n’interdit pas toute action de l’État vis-à-vis des religions mais met en avant un principe de non-discrimination(2). Dans le même temps, deux visions de la laïcité s’opposent. La première argue que la laïcité est avant tout la garante des libertés religieuses des citoyens, libres de croire et de pratiquer ou non, et que l’exigence de neutralité ne s’applique qu’à l’État. La seconde voudrait voir cette neutralité appliquée non seulement à l’État mais aussi aux individus, arguant que chacun se doit d’effacer ce qui le différencierait de l’autre dans l’espace public. Cette seconde vision de la laïcité nous semble particulièrement dangereuse. C’est au nom de celle-ci qu’ont été prises depuis plusieurs années des mesures liberticides et discriminatoires envers des citoyen-ne-s en raison de leurs croyances ou de leurs pratiques religieuses. Comme défini dans la Convention Européenne des droits de l’Homme, les Jeunes Écologistes défendent le droit de toute personne à  « la liberté de pensée, de conscience et de religion » ce qui implique  « le droit de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites ». Les Jeunes Écologistes s’opposent à toute mise en œuvre discriminante ou inégalitaire du principe de laïcité, que ce soit dans l’enseignement, dans l’exercice des cultes, dans les services publics ou dans les entreprises. Les Jeunes Écologistes défendent le principe de la neutralité de l’État vis-à-vis des religions : cette neutralité doit s’entendre comme une égalité de traitement entre toutes les religions dans les politiques publiques qui sont menées. A la vision d’un espace public sans religion, les Jeunes Écologistes préfèrent celle d’un espace public pluriconfessionnel, riche de la diversité religieuse et spirituelle des individus. 1. Pour une mise en œuvre égalitaire et émancipatrice du principe de laïcité La loi de 1905 réitère dans son article 1 la liberté de conscience et la liberté de culte. Certains amendements qui voulaient bannir la soutane et autres vêtements religieux de l’espace public ont été rejetés, la loi de 1905 garantit donc la liberté de manifester sa religion dans l’espace public. Pourtant, depuis plusieurs décennies, diverses mesures sont venues restreindre cette liberté. La loi la plus emblématique est la loi de 2004 qui interdit les  « signes ostentatoires d’appartenance religieuse » dans les établissements d’enseignement public....

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Pour un revenu de base inconditionnel et émancipateur

Publié par le Avr 18, 2016 dans Economie et Social, Motions thématiques, Nos idées | 0 commentaire

Pour un revenu de base inconditionnel et émancipateur

Alors que, depuis des décennies, un chômage endémique et structurel mêlé à la paupérisation des travailleur-se-s et à la précarisation des emplois sont le lot quotidien de nos sociétés, nos dirigeants actuels continuent par leurs réformes de ne reconnaître que le travail salarié comme vecteur de valorisation sociale. Les gouvernements successifs s’entêtent au fil de leurs réformes à vouloir faire travailler tout le monde à n’importe quel prix, voyant de la compétitivité et de la  « flexisécurité » là où ne se trouve que de la précarité. Le chômage semble ainsi considéré bien trop souvent comme le mal de ce siècle, les chômeurs et chômeuses en devenant les parasites,  « assistés » et paresseux. De facto, cinq millions de personnes enfermées dans un chômage structurel sont exclues de la société. Cette situation semble convenir à nos gouvernements successifs, qui, loin de chercher à valoriser d’autres formes d’accomplissement personnel que le travail salarié, entretiennent le mythe de celui-ci comme socle de l’organisation sociale, fut-ce au prix de la santé et de la dignité des travailleur-se-s toujours plus précarisés. Toutefois, en France et à l’étranger, des voix s’élèvent pour appeler à un changement profond de la manière de voir le travail et le chômage. Tandis qu’en France, les jeunes, les travailleur-se-s, les chômeurs-ses et et les seniors commencent à se mobiliser contre la loi travail -à l’heure où nous écrivons ces lignes- et rappellent que l’ »on vaut mieux que ça », les initiatives visant à l’application concrète d’un revenu de base se multiplient à l’étranger, au Canada, en Inde, en Suisse, en Finlande ou aux Pays-Bas. Définitions et principes Les Jeunes Ecologistes affirment la nécessité d’un Revenu de Base, dont ils expliquent ici leur vision. Ce revenu de base, disponible de la naissance à la mort pour tout-e résident-e en France serait inconditionnel, sans contrepartie, cumulable, individuel et un droit inaliénable. En plus de permettre une revalorisation du travail associatif et domestique, aux côtés du travail salarié, celui-ci permettrait une simplification salutaire des prestations auxquelles les individus ont droit. Sans autre critère d’attribution que de vivre en France, les Jeunes Écologistes défendent l’idée d’un revenu de base en direction de toute personne dont le domicile principal et fiscal est situé sur ce territoire. Les Jeunes Ecologistes réclament un revenu inconditionnel. Le non recours au RSA  (aux alentours de 50%) est  un exemple éloquent de la difficulté d’obtenir des aides, même lorsqu’on y a droit. Avec l’inconditionnalité du Revenu de Base, en plus de la simplification du versement des prestations, c’est également l’assurance que chacun perçoit son revenu universel sans avoir à surmonter le labyrinthe administratif, ni à subir  « l’épreuve du guichet ». Inconditionnel signifie également sans aucune contrepartie: ainsi chacun sera libre d’utiliser ce revenu de base comme il/elle le souhaite, laissant libre à chacun son son choix de vie avec cette base financière. Paradoxalement, accepter un emploi précaire peut parfois entraîner une perte de revenu par rapport à celui que permet d’avoir certaines aides sociales. Poser l’inconditionnalité du revenu de base, c’est permettre le choix de toutes et tous et également de déconnecter l’emploi du revenu. Les Jeunes Écologistes considèrent que le Revenu de Base devrait être un droit inaliénable. En effet, il offre matériellement à tout citoyen-ne un niveau de vie décent, lui permettant de vivre dignement et de s’épanouir. En ce sens, il doit s’affirmer comme un droit politique, au même titre que le droit de vote, le droit au...

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Urgence démocratique !

Publié par le Jan 26, 2016 dans Démocratie, Motions thématiques | 0 commentaire

Urgence démocratique !

Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, le président de la République a déclaré l’état d’urgence, renouvelé pour 3 mois 10 jours plus tard par adoption de l’Assemblée Nationale. Derrière ces termes alarmistes se cache une réalité sombre pour notre République. Depuis sa mise en place, ce dispositif a fait preuve d’une efficacité très relative quant à l’interpellation de terroristes par rapport à la situation post-attentats de janvier. Pire, les efforts des forces de l’ordre (police, gendarmerie, armée) pour renforcer la sécurité sur le territoire français riment davantage avec répression des mouvements de contestation liés à la défense du bien commun (écologistes, syndicalistes, citoyen-ne-s engagé-e-s, ONG) qu’à une lutte contre le terrorisme. L’état d’urgence a fait de chacun de nous un suspect potentiel, un terroriste présumé. Ciblé-e-s lors de différents évènements pacifiques (marche mondiale pour le climat, D12 et rassemblements non-violents) les Jeunes Écologistes ne peuvent que dénoncer fermement les actions du gouvernement. La modification de la constitution, la déchéance de nationalité, les appels à « la guerre » ne sont que des écrans de fumée pour cacher l’innommable réalité : au nom de la sécurité, tout peut être sacrifié – et en premier lieu nos libertés à remettre en cause les décisions du gouvernement et à proposer des alternatives. Où sont les contres pouvoirs lorsque l’état d’urgence bientôt permanent permet le contrôle des medias, des communications et l’interdiction des manifestations par le pouvoir en place ? La sécurité, se définit étymologiquement comme la tranquillité d’esprit, un sentiment de bien-être et de confort. Elle est désormais assimilée à la peur. On nous fait croire que le choix entre sécurité et liberté(s) est simple – mais nous n’avons pas à choisir tant les deux sont liées ! On ne se bat pas contre la violence en en faisant usage, tout comme on ne défend pas la liberté en la suspendant. L’état d’urgence n’est que le triste témoignage du manque de vue a long terme et de l’impuissance de nos dirigeants face au terrorisme. Un discours ferme, juste et mettant en place l’organisation de la convivialité aurait dû voir le jour là où seules la violence policière, la suractivité médiatique et les manœuvres électoralistes ont eu droit de citer. Dans ces heures sombres, il importe d’autant plus que les citoyen-ne-s exercent leurs libertés politiques et usent de leur capacité à agir face aux obscurantismes par la défense du bien commun et nos libertés, là où l’état d’urgence ne fait que les brider. Il ne s’agit pas d’occulter le fait que d’autres attentats auront lieu – et l’inscription de l’état d’urgence dans la constitution n’y changera d’ailleurs pas grand chose – mais bien de réfléchir à des solutions sur le long terme pour apporter des réponses efficaces aux causes de cette violence Il s’agira ensuite de mettre en place ces solutions sans plus tarder. La lutte contre les terroristes est une course d’endurance, pas un sprint qui effraie les citoyen-ne-s, épuise les forces de l’ordre et affaiblit les services de renseignement. L’état d’urgence est dangereux pour nos libertés mais aussi pour notre sécurité. Les Jeunes Écologistes réclament : – l’abandon immédiat des assignations à résidence arbitraires – une indemnisation des victimes des perquisitions et assignations à résidence abusives ayant eu lieu – la levée de l’état d’urgence et le rejet de sa constitutionnalisation...

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Motion Pour une promotion de l’alimentation végéta*ienne

Publié par le Jan 26, 2016 dans Dignité animale, Motions thématiques | 0 commentaire

Motion Pour une promotion de l’alimentation végéta*ienne

En octobre 2015, Le Monde défrayait la chronique en relayant une étude [1] du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) classant la viande rouge comme « probablement cancérigène pour l’homme ». Quelques semaines plus tard, l’association L214 Ethique & Animaux  [2] partage sur internet une vidéo [3] largement diffusée, montrant les terribles conditions d’abattage des animaux dans l’abattoir d’Alès,  y compris pour la production de viande « bio ». Le débat sur la nocivité de la viande sur notre santé et quant à la dignité des animaux a ainsi été relancé en France, permettant de porter à la connaissance du public un autre regard sur sa propre consommation. Loin d’être nécessaire à l’être humain, la viande présente de nombreux aspects négatifs, non seulement sur le plan sanitaire, comme le rappelle l’étude du CIRC, mais aussi sur les plans éthiques, sociaux et écologiques. Très consommatrice en eau et en terres, polluante, source de famines dans les pays du Sud du fait de la réorientation de l’agriculture vers l’alimentation des autres animaux plutôt que des humain-e-s, source de discriminations religieuses en restauration collective, et tout simplement inacceptable au regard de la dignité animale : les critiques visant la production de viande sont légion. Elles restent toutefois occultées sous la pression des lobbies qui veillent à ce que soit cachée au public toute alternative à la consommation de viande. Ces lobbies prennent ainsi pour prétextes des apports nutritifs irremplaçables, une garantie de bonne santé physique – voire de virilité – ou encore une condition du bon développement de l’enfant. Les Jeunes Écologistes tiennent donc à rappeler aux pouvoirs publics ainsi qu’aux consommateurs-trices que de nombreuses alternatives aux produits d’origine animale existent, tant sur le plan nutritif que gastronomique. Loin d’être essentielle à l’homme, la consommation de viande n’est rien d’autre qu’un construit social, et surtout une source de revenus intarissable pour de nombreux industriels. Ainsi, le végétarisme (c’est-à-dire le fait de ne pas manger de chair animale, poisson inclus) et le végétalisme (i.e. le fait de ne manger aucun produit d’origine animale, ceci incluant notamment les œufs, le lait et ses dérivés), réunis sous le nom de végéta*isme, sont bien meilleurs pour nous, pour les animaux et pour la planète que le carnisme (i.e choix d’alimentation incluant la consommation de chair et autres produits d’origine animale ). Le végéta*isme, une alimentation bénéfique pour l’être humain. Une alimentation végéta*ienne ne concerne pas seulement les éléments qui composent son alimentation mais une réflexion qui se doit d’être plus profonde sur notre manière de nous nourrir. S’interroger sur ce qui atterrit dans notre assiette doit permettre de nous émanciper d’une société qui a tendance à séparer de plus en plus l’objet de sa provenance. On retrouve cette déviance du capitalisme dans la consommation de tous les biens, qu’il s’agisse d’électroménager ou de vêtements. La transformation de notre alimentation vers le végéta*isme doit permettre à chacun-e de se réapproprier ce qu’il ou elle mange et de se replacer dans un écosystème que nous souhaitons soutenable. Les productions issues des animaux respectent trop rarement les impératifs biologiques de ces animaux, des écosystèmes et des hommes et femmes qui travaillent dans cette filière). Consommer un produit qui respecte ces critères a un coût souvent très élevé. S’orienter vers une alimentation végéta*ienne permet bien souvent de concilier respect des valeurs écologiques...

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Repensons le travail !

Publié par le Sep 16, 2015 dans Economie et Social, Motions thématiques | 0 commentaire

Repensons le travail !

« Il n’est donc plus question pour le.la travailleur.se, ni de se libérer au sein du travail, ni de se rendre maître du travail ni de conquérir le pouvoir dans le cadre de ce travail. Il n’est plus question désormais que de se libérer du travail en en refusant tout à la fois la nature, le contenu, la nécessité et les modalités » André Gorz, Adieux au prolétariat : au delà du socialisme, Seuil, 1981 Historiquement, travailler apparaissait comme dégradant : les nobles ne travaillaient pas, c’était les serfs, les pauvres, voire les esclaves. Aujourd’hui, le travail -érigé comme valeur- est tellement valorisé au point que le chômage soit méprisé. Pour autant, le chômage a atteint des sommets en France (10,4% au 3e trimestre 2014) (Source : Insee). Le travail ne doit pas simplement être considéré d’un point de vue économique. Le volume horaire, la main d’œuvre, les savoirs-faire et l’expérience sont bien plus que le salaire qui permet de « gagner sa vie » pour consommer. Si cette vision particulière du travail permet à quelques un.e.s de s’épanouir, cela créé autant d’inégalités, de dégâts et de mal-être chez les autres. S’occuper des tâches ménagères, monter un projet associatif, élever ses enfants, être bénévole dans une association caritative, prendre soin de ses grands-parents, cultiver son jardin, coudre ses propres vêtements, etc. sont autant d’activités non rémunérées que la société ne valorise pas comme du « travail ». Pourtant, toutes ces activités participent aussi à la richesse de la société, et pas seulement d’un point de vue pécunier. De fait, on distingue l’emploi salarié, le travail et le loisir. Un emploi salarié est lié à une activité rémunérée en échange d’heures de travail. Le travail est aujourd’hui lié à l’emploi. Pour autant, certaines tâches, non rémunérées, contribuent à l’augmentation de la richesse globale d’un pays, sans qu’il soit nécessaire de les comptabiliser comme valeur marchande. Le loisir est une activité qui se distingue du travail, elle n’est pas rémunérée. Le loisir tend également à devenir une valeur marchande, ce qui dénature son caractère. Par ailleurs, les nouvelles formes de travail collaboratives font évoluer la conception du travail et l’emploi salarié. De fait, les consommateurs deviennent eux-même acteur.trice.s du service qui leur est proposé, comme l’illustre les initiatives de Blablacar ou Air’B’n’B. A ce titre, les Jeunes Écologistes souhaitent mettre en avant une autre approche du travail et libérer les énergies créatives étouffées par la marchandisation de nos sociétés. 1- Apprendre en faisant   Favoriser l’apprentissage suivi d’embauche « C’est en faisant qu’on apprend », ce vieil adage utilisé pour les formations ouvrières s’étend aujourd’hui à tous les niveaux d’études. Devenir ingénieur.e, ébéniste, consultant.e en Ressources Humaines, conducteur.trice. de travaux par apprentissage est possible et souhaitable. Il permet de développer une expérience professionnelle sur le long terme et complémentaire à la formation théorique. Cette méthode d’apprentissage permet aux apprenti.e.s de mieux comprendre les problématiques concrètes et quotidiennes de leur lieu de travail et donc plus facilement opérationnel lorsqu’il.elle prendre leur premier poste. Augmenter l’indemnité minimum des stages Les indemnités de stages restent encore faibles et souvent inégales, selon l’expérience, le diplôme préparée, l’âge, etc. La grille progressive des apprentissages pourraient être utilisée pour calculer les indemnités de stages, en les distinguant de l’apprentissage, du fait de la spécificité de cette expérience professionnelle particulière. Ce choix...

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Mettre fin au tout répressif !

Publié par le Sep 16, 2015 dans Motions thématiques | 0 commentaire

Mettre fin au tout répressif !

Une situation désastreuse   Dans la France d’aujourd’hui, le milieu carcéral reste un monde de craintes, mais surtout un monde de mystère pour la majorité des français. Alors qu’au premier juin 2015, 66 674 personnes sont derrière les barreaux, rares sont ceux capables de définir l’univers des prisons et la situation de ses occupants. Cependant, près de 71% des français estiment que la  prison doit changer surtout en ce qui concerne les conditions de vie des détenus. Au premier janvier 2015, le taux d’occupation des établissements pénitentiaires (le nombre de détenus rapporté au nombre de place)  est de 114,6%. Si les chiffres semblent connaitre une légère baisse ils restent tout de même parmi les plus élevés d’Europe. A ce jours, plusieurs détenus se trouvent entassés par cellules. Selon Pierre-Victor Tournier, 969 détenus dorment sur un matelas posé à même le sol. Mais cette baisse cache une situation régulièrement dénoncée dans les médias et par les associations : la surpopulation carcérale, a conduit le Contrôleur général des lieux de privations de liberté à émettre des recommandations en urgence sur l’insalubrité de certains établissements pénitenciers. De plus, la moitié des décès en prison est le fruit de suicides, avec un taux de 15,6 suicides pour 10 000 détenus, contre une moyenne de 7,7 pour les autres pays européens. Mais si le nombre de suicide en prison n’évolue pas en parallèle avec l’évolution de la surpopulation carcérale, on pourra remarquer que le phénomène survient le plus souvent en début de peine (d’après l’INED), ceci témoignant de la brutalité avec laquelle s’impose la marginalisation. Dans les trente dernières années, la population carcérale comme la longueur des peines ont doublé, sans toutefois qu’une évolution similaire de la délinquance ne soit notée : la chasse aux sans-papiers et aux usagers de drogues, la généralisation de l’incarcération aux mineurs, ou la criminalisation des malades mentaux peuvent en être les causes. Ainsi, les prisons sont surpeuplées, les conditions de vie de leurs occupants s’en trouvent dégradées et leur réinsertion compromise par le sentiment d’abandon et le manque de considération à leur égard. La France vit dans une politique du tout répressif que n’arrange pas les restrictions budgétaires étatiques. En effet la justice se lance dans une véritable politique du chiffre qui voit augmenter le nombre de« petites » arrestations, par manque de moyen et soucis d’obtenir le plus de résultats. Par exemple, depuis six ans, les arrestations pour usage de drogues ont augmenté de 33%, alors que celles pour trafic de drogue ont baissé de 7%. Cette course aux chiffres est en outre l’une des causes principales de l’explosion du nombre de garde-à-vue et autres procédures coûteuses, liées aux labyrinthes administratifs, à la gestion des dossiers et à la rémunération des magistrats. Il est important de ne pas oublier qu’avec 0,19% de son PIB investi dans la justice, la France reste l’un des pays occidentaux y consacrant la plus faible part de son budget. Sa solution semble être la privatisation du milieu carcéral. Si le projet ne semble pas encore abouti, il existe d’ores et déjà certains arrangements avec de grandes entreprises privées(Bouygues, Eiffage) qui exploitent déjà trois établissements (Annœullin, Nantes, Réau) en partenariat avec l’État. De plus si la prison semble remplir son rôle en terme de « punition » et de «neutralisation », elle prouve son...

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Cap sur la COP !

Publié par le Sep 8, 2015 dans Energie Climat, Motions thématiques, Stop Tafta Ceta, Summer is coming | 0 commentaire

Cap sur la COP !

A désormais quelques mois de la Cop 21, le climat est un sujet maintenant bien ancré dans l’agenda politique et dans les médias : chaque jour de nouvelles actions se montent, chaque jour des citoyens, collectifs, ONG mais aussi politiques et institutions s’emparent du sujet et avancent des propositions. Pourtant, les négociations s’engluent et la possibilité d’un accord contraignant permettant de rester sous la barre des +2°C semble s’éloigner peu à peu… si bien que c’est finalement comme levier et prétexte que la Cop 21 apparaît pour nous le plus utile à une transition vers un fonctionnement respectueux du climat, et ce à tous les niveaux, local, national comme international, politique comme économique ou citoyen. Mais pour changer le système (et pas le climat !), la mobilisation citoyenne seule se heurte à des limites : elle doit pouvoir arriver à faire suffisamment pression pour que l’alternative soit soutenue par les institutions et fasse système. De leur côté, les politiques de bonne volonté ont besoin du soutien de mobilisations citoyennes fortes et efficaces pour faire passer leurs idées, trop souvent minoritaires… CONTEXTE La communauté scientifique s’accorde aujourd’hui largement sur la réalité du réchauffement climatique ainsi que sur la responsabilité de l’activité humaine sur ce réchauffement. Selon le cinquième et dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), cette corrélation ne fait aucun doute. A travers l’utilisation d’énergies fossiles, les émissions dues à l’agriculture intensive ou encore la destruction des écosystèmes, l’activité humaine a conduit à une concentration accrue des gaz responsables de l’effet de serre. Cette dernière est à l’origine du réchauffement planétaire observé aujourd’hui par la communauté scientifique. Selon ce même rapport, l’activité humaine est ainsi responsable d’un dérèglement du climat à un rythme encore jamais vu jusqu’ici (+0,85°C entre 1880 et 2012), faisant ainsi de la décennie 2001 – 2010 la plus chaude depuis 1850. Au-delà des changements de la température, cette augmentation provoque des dérèglements climatiques plus globaux qui impactent tous les territoires et toutes les formes de vie, des conséquences dramatiques qui ne feront que s’aggraver si rien n’est fait pour en stopper les causes. En effet, l’état actuel des connaissances nous permet d’estimer sous la forme de scénarii plus ou moins optimistes ce à quoi nous pouvons nous attendre dans les décennies à venir. Sur la base de ces constats, les Nations Unies se sont fixées comme objectif de contenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C d’ici 2100. Ce seuil symbolique fixé dans les années 90 apparait pourtant aujourd’hui déjà trop dangereux et porteur de lourdes conséquences : fonte des glaces, montée des eaux, disparition d’îles et de littoraux, acidification des océans, désertification, augmentation de la fréquence des catastrophes climatiques, destruction de la biodiversité et des écosystèmes, déplacements massifs de populations, couts économiques colossaux, baisse des rendements agricoles et diminution des zones arables, … Un triste inventaire qui ne fera que s’amplifier tout le temps que durera notre inaction. LES ENJEUX DE LA COP21 Paris accueille cette année, du 30 novembre au 11 décembre la 21ème Conférence des Parties (COP21) de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). A cette occasion certains chefs d’Etats et de gouvernements affichent des objectifs ambitieux et notamment la volonté d’aboutir à un accord contraignant afin de remplacer le protocole de...

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Contre la marchandisation des corps, pour la Gestation Pour Autrui non marchande

Publié par le Mai 12, 2015 dans Genres et Sexualiés, Motions thématiques | 0 commentaire

Contre la marchandisation des corps, pour la Gestation Pour Autrui non marchande

Depuis le XVIIIème, date la première tentative médicalisée réussie d’insémination artificielle avec donneur, les médecins ont développé de nombreuses techniques pour permettre à l’ensemble des couples qui le souhaitaient de pouvoir donner la vie. De nos jours, l’incapacité d’un couple à avoir un enfant ne devrait plus être un obstacle au désir légitime de fonder une famille. La plupart des techniques d’Assistance Médicale à la Procréation sont légales et pratiquées en France, comme dans d’autres pays, depuis de nombreuses années. La Gestation Pour Autrui (GPA) désigne le fait qu’une femme porte l’enfant de parents qui, pour diverses raisons (infertilité, fausses couches à répétition, couples d’hommes) ne peuvent pas porter cet enfant. La GPA ne nécessite pas d’autres techniques (insémination, fécondation in vitro…) que celles déjà légales en France. Pourtant, la Gestation Pour Autrui (GPA) est toujours illégale en France. Aujourd’hui encore, de nombreux élu-e-s aiment répéter que la gestation pour autrui mènerait nécessairement à une marchandisation du corps des femmes à grande échelle et veulent nous faire croire qu’une GPA non-marchande est impossible. L’ensemble du système de don et de biomédecine en France est fondé sur le principe de la gratuité et de la non-marchandisation du vivant : don de sang, de gamètes (spermatozoïdes et ovules), de moelle osseuse ou encore d’organes. Le/la donneur-se ne reçoit aucune compensation de nature financière et les organismes chargés de la gestion de ces dons sont des établissements publics sans but lucratif. Pourquoi cela serait-il différent avec la GPA ? La mise en place d’une rémunération supplémentaire pour la gestatrice comme c’est le cas dans certains pays amène les femmes les plus pauvres à porter des enfants, non plus par altruisme, mais pour des raisons économiques. Des réseaux mafieux se sont développés et profitent de la pauvreté de femmes, du désir des couples et de l’absence de législation en France. Persister dans l’interdiction de la GPA en France revient à perpétuer l’exploitation de ces femmes dans d’autres pays du monde. La GPA ne saurait se faire aux dépends de la liberté du corps des femmes. En France, la sécurité sociale et les congés maternité permettent déjà la prise en charge de la quasi-totalité des frais liés à une grossesse. Aucun dédommagement supplémentaire ne sera nécessaire et ne devra donc être autorisé. Nous pensons qu’il est souhaitable que l’état légalise la gestation pour autrui dans un cadre non-marchand. Nous pensons que la gestatrice doit pouvoir être : une amie proche ou un membre de la famille des parents sociaux de l’enfant une femme bénévole qui se serait déclarée volontaire auprès d’un centre agréé. Parce qu’un tel don est loin d’être anodin, il est nécessaire que l’état l’encadre strictement et protège aussi bien l’enfant, la mère porteuse et les parents adoptifs. Une législation similaire existe depuis 1985 au Royaume-Uni et permet aux couples infertiles d’avoir recourt à une mère porteuse. La loi s’assure par exemple que la mère porteuse ait moins de 35 ans et ait déjà accouché d’un enfant, ou encore qu’elle ne soit pas la mère biologique de l’enfant, l’ovocyte venant des adoptants ou d’une autre donneuse. En France, la loi devra s’assurer que seuls les couples ne pouvant pas avoir d’enfants via un autre mécanisme (y compris les couples d’hommes) puissent avoir recourt à la GPA et qu’un accompagnement strict par les...

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Pour une éducation populaire, citoyenne, politique et écologiste

Publié par le Mai 12, 2015 dans Culture, Démocratie, Education, Jeunesse, Motions thématiques | 0 commentaire

Pour une éducation populaire, citoyenne, politique et écologiste

De nos jours en France, un fait semble incontestable : la jeunesse est blasée par la politique. Alors que seul.e un.e jeune sur vingt-cinq est adhérent.e ou militant.e dans une organisation politique, l’abstention atteint des sommets chez les 18-25 ans. De nombreux.ses observateur.trice.s expliquent cet état de fait par la dépossession de la parole publique dont sont sujet les citoyen.ne.s et la jeunesse en général, rabaissée dès qu’elle la prend. En conséquence, illégitimes à parler, les jeunes se désintéressent de la chose publique, détruisant ce qu’il reste de lien social et installant durablement dans le paysage politique et dans les esprits les idées d’extrême-droite et la démagogie. Comme le dit Alexia Morvan, docteur en sciences sociales, »le postulat de l’éducation populaire politique est bien que, moins on est nombreux à s’exercer politiquement, plus la démocratie recule ». Ainsi, »l’horizon de l’émancipation s’éloigne, les inégalités se creusent, les libertés sont réduites, … ». De ce constat, les Jeunes Écologistes souhaitent une éducation populaire politique, citoyenne et écologiste. L’éducation populaire comme remède social Face à cet état de fait, une seule solution : redonner aux jeunes la place qui leur échoit dans l’espace public. Et pour cela, l’éducation populaire politique vise l’émancipation politique des citoyen.ne.s. L’augmentation de leur puissance d’agir, semble être l’arme la plus efficace face au populisme. En 2012, 70 % des cadres supérieur.e.s ont visité un musée au moins une fois dans l’année, contre 20 % des ouvrier.ière.s. 81 % des cadres supérieur.e.s ont lu au moins un livre dans l’année, contre 28 % des ouvrier.ière.s. L’éducation populaire et l’accès aux cultures pour tou.te.s sont des pistes pour enfin des politiques publiques d’accès égal à la culture efficaces. À l’heure d’un ultra-libéralisme triomphant et de la destruction progressive du tissu social et de l’environnement, il est urgent de sensibiliser à nouveau la jeunesse aux valeurs portées par l’éducation populaire et par l’écologie, en vue de lutter contre le repli identitaire. En tant que mouvement associatif et politique porteur de ces valeurs, les Jeunes Écologistes sont à même de mener ce combat, et s’inscrivent donc dans une démarche d’éducation populaire. Par un partage de nos valeurs que sont l’égalité sociale, la solidarité, l’écologisme, l’émancipation individuelle et une mise en débat des solutions à apporter à notre système en fin de course, il faut redonner un vrai pouvoir citoyen aux jeunes. Les termes « politique », « citoyenneté » et « écologie » associés à « éducation populaire » peuvent à ce titre être interprétés comme une volonté de dépasser le simple cadre de l’éducation socio-culturelle, certes importante, mais aux vertus émancipatrices limitées. Cette éducation populaire doit aboutir à l’émergence d’une conscience citoyenne, critique et émancipée. Dans ce but, de nombreuses démarches ont déjà été entreprises au sein des Jeunes Écologistes : café-débats, ciné-débats, tournois de foot citoyen.ne.s contre lobbies, jardins partagés, cafés mondiaux, débats mouvants, etc. L’étape suivante, que les Jeunes Écologistes s’engagent à prendre, est de diversifier au mieux leurs lieux habituels d’intervention, pour donner aux jeunes les clés d’une meilleure compréhension du monde, qu’importe leur lieu d’habitation. Il faut ainsi sortir des centres-villes et des parvis des universités, pour réinvestir les quartiers périphériques et ainsi réduire les différences territoriales au sein des villes et des campagnes. Au cœur de notre discours, l’écologie est la plus à même...

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