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Communiqués

Toutes et tous dans la rue contre les violences policières

Publié par le Fév 16, 2017 dans Communiqués | 0 commentaire

Toutes et tous dans la rue contre les violences policières

– Communiqué unitaire des organisations de jeunesse – Aux cris de « Justice pour Théo, la police tue des innocents », des milliers de manifestant.e.s ont protesté dans plusieurs villes du pays ce week-end. Que ce soit à Bobigny, Nantes, Bordeaux, Caen, Rouen ou Strasbourg, la colère s’est exprimée contre le viol de Théo par la Police à Aulnay-sous-Bois dans la cité des 3000. Ce qui est arrivé à Théo nous rappelle pourquoi Zyed et Bouna couraient ! Justice à deux vitesses Les policiers n’ont pour le moment subi aucune condamnation. Ils ont été inculpés pour trois d’entre eux de violences et un seul de viol, et suspendus avec maintien de leur salaire ! Mais du côté des jeunes qui manifestent contre ces actes inqualifiables, la justice a été plus que rapide : 5 d’entre eux ont été jugés à Bobigny pour un « délit d’embuscade en réunion ». Six mois avec sursis contre les jeunes sans casier judiciaire, et six mois fermes à l’encontre des deux autres. Tout un symbole d’une justice à deux vitesses, qui inflige de la prison ferme aux jeunes des quartiers qui se révoltent, aux sans-abris qui volent un peu de nourriture pour survivre ou aux syndicalistes qui se battent contre la Loi Travail mais qui épargne les riches et les puissants. Exclusion sociale et racisme d’État C’est un révélateur du système dans lequel nous vivons : plus la société est injuste, plus il y a de chômage, d’exclusion et de misère, et plus la répression s’abat. On l’a vu récemment avec l’état d’urgence, qui a surtout permis de stigmatiser les musulman.e.s, d’arrêter des militant.e.s écologistes et d’interdire des manifestations contre la loi travail. On le voit en permanence dans les banlieues, où le racisme, les violences policières, les humiliations, les contrôles au faciès, font partie du quotidien. En juillet 2016, Adama Traoré était tué, asphyxié par des forces de police. L’affaire de Théo n’est pas un simple dérapage de quatre crapules. A force de désigner les jeunes des quartiers populaires comme des délinquants, de soutenir les policiers racistes dans toutes leurs exactions, ces derniers ont le sentiment que tout leur est permis, et qu’ils seront toujours impunis. Le racisme distillé d’en haut gangrène la police au point qu’un syndicaliste policier se permet de dire à la télé que l’insulte «bamboula» est à peu près convenable ! La question de la violence policière est indissociable de l’oppression qui pèse sur nous toutes et tous. Les responsables politiques et les médias dénoncent la «violence» quand des jeunes se révoltent contre l’injustice. Mais qui dénonce la violence quotidienne du chômage, du racisme, qui brise des vies ? Nous ne laisserons pas passer les crimes policiers. Nous descendrons dans la rue pour mettre un terme aux violences policières. En tant qu’organisations d’étudiant.e.s, de lycéen.ne.s, de jeunes travailleur.se.s, nous appelons à poursuivre la mobilisation, en se joignant au rassemblement du 18 février qui aura lieu Place de la République à 15h, et à la marche nationale pour la justice et la dignité du 19 mars à Paris. Entre ces deux dates, il nous semble important de faire en sorte de rassembler l’ensemble des jeunes et des travailleur.se.s et nous interpellons donc les organisations de travailleur.se.s et des quartiers populaires pour organiser une manifestation commune pour réclamer justice pour...

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17 propositions pour 2017 (et au-delà)

Publié par le Fév 14, 2017 dans Communiqués, Les Jeunes avec un Projet | 0 commentaire

17 propositions pour 2017 (et au-delà)

Ce lundi 13 février, les Jeunes Écologistes ont présenté à la presse leur campagne « Les Jeunes avec un projet » et lancé leur site internet jeunesavecunprojet.top « Les Jeunes avec un projet » sont la campagne des Jeunes Écologistes à l’occasion de l’élection présidentielle 2017. « Cette élection contribue à l’ultra-personnalisation de la vie politique et laisse souvent les idées et les projets de côté. C’est pourquoi les Jeunes Écologistes ont lancé cette campagne qui met en avant 17 propositions qui, selon nos adhérent-e-s, devraient être au cœur de cette élection présidentielle. » décrit Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes. « L’écologie que nous voulons porte une autre vision de la société. Elle veut engager la transition avec tou-te-s celles et ceux qui veulent vraiment changer le monde pour une société sociale, solidaire, coopérative et féministe. » continue Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes.  « Les propositions du site jeunesavecunprojet.top résultent des positions du mouvement et ont été sélectionnées suite à une consultation de ses membres à l’automne dernier. Notre projet est open source, nous sommes donc ravi-e-s que plusieurs de nos 17 propositions soient reprises dans le programme de différents candidats, comme le revenu de base chez Benoit Hamon ou la promotion d’une alimentation moins carnée chez Jean-Luc Mélenchon, la grande majorité étant notablement défendue dans le programme de Yannick Jadot. » Cependant, les Jeunes Écologistes ne sont pas la caution jeune d’un parti politique comme le sont les « Jeunes avec Hamon » ou encore les « Jeunes avec Macron ». Notre ambition n’est pas de soutenir un candidat mais un projet de société pleinement écologiste. « Nous avons un rôle majeur dans cette histoire, celui de se réapproprier la démocratie et le débat politique, celui de construire le monde de demain. C’est pourquoi nous souhaitons porter haut et fort nos idées à l’occasion de l’élection présidentielle, à travers les jeunesavecunprojet.top » conclut Oriane Pigache. CONTACTS PRESSE : Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale – 06 05 37 97 56 Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral – 06 82 45 78...

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Les Jeunes Écologistes défendent… un projet !

Publié par le Fév 13, 2017 dans Communiqués, Les Jeunes avec un Projet | 0 commentaire

Les Jeunes Écologistes défendent… un projet !

J-69 avant le premier tour de l’élection présidentielle. Alors que d’autres se targuent d’être « Les Jeunes avec Fillon », « Les Jeunes avec Marine », « Les Jeunes avec Macron » ou encore « Les Jeunes avec Hamon », nous, Jeunes Écologistes, avons décidé d’être Les Jeunes avec… un projet ! Parce que nous dénonçons la personnalisation de la politique et le cirque de la présidentielle, parce que le changement ne viendra ni d’en haut, ni des élu-e-s accroché-e-s à leurs multiples mandats et parce que l’écologie n’est bien souvent qu’un faire-valoir dans toute cette mascarade, nous préférons défendre un projet plutôt qu’un-e candidat-e. L’écologie que nous voulons porte une autre vision de la société. Elle veut engager la transition avec tou-te-s celles et ceux qui veulent vraiment changer le monde pour une société sociale, solidaire, coopérative et féministe. Nous avons un rôle majeur dans cette histoire, celui de se réapproprier la démocratie et le débat politique, celui de construire le monde de demain. C’est pourquoi nous souhaitons porter haut et fort nos idées à l’occasion de l’élection présidentielle. Retrouvez nos 17 propositions pour 2017 sur notre site web dédié : jeunesavecunprojet.top L’étincelle viendra de nous...

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[Communiqué] Réponse à l’UNI et à Sens Commun : Le consentement, ça n’a pas de prix

Publié par le Fév 7, 2017 dans Bordeaux, Communiqués | 0 commentaire

[Communiqué] Réponse à l’UNI et à Sens Commun : Le consentement, ça n’a pas de prix

Le consentement, ça n’a pas de prix Bordeaux, 7 février 2017 – Les Jeunes Écologistes Bordeaux-Aquitaine (JEBA) déplorent l’attaque de l’UNI Bordeaux et de Sens Commun Sciences Po Bordeaux envers la campagne « Pas de relations sexuelles sans consentement » de l’Espace Santé Étudiants Bordeaux. Les assauts quant au financement de cette campagne sont autant de leurres qui cachent des idées profondément nauséabondes. Si les JEBA souhaitent encourager ces deux organisations dans leur nouvel intérêt pour la transparence de l’utilisation de l’argent public, iels regrettent leurs motivations sexistes, homophobes et réactionnaires.  Le 3 février dernier, l’UNI Bordeaux, syndicat universitaire de droite, publiait une lettre ouverte à Manuel Tunon de Lara, président de l’Université de Bordeaux, en partenariat avec Sens Commun Sciences Po Bordeaux, mouvement issu de « La Manif Pour Tous ». Dans celle-ci, ces organisations « [regrettent] l’utilisation du langage inclusif » dans cette campagne, le financement de celle-ci, et finalement son existence même puisqu’elle ne serait pas « dissuasive » mais pourrait « à l’inverse faire sourire les étudiants au lieu de les alarmer sur l’insécurité ». Pourtant, bien plus efficaces que de simples mesures sécuritaires de façade sur le campus universitaire, la sensibilisation et l’éducation au consentement sont les racines de la lutte contre les agressions sexuelles. C’est aux agressions sexuelles qu’il faut s’attaquer, pas à l’endroit où elles sont commises. Ce n’est donc pas une présence accrue de personnels de surveillance ou de caméras qui pourrait régler un problème dépassant largement l’enceinte du campus. Sur les affiches, trois couples vêtus, le quatrième en sous-vêtements, se tiennent la main, accompagnés de messages sur le consentement. L’UNI s’insurge et évoque des « connotations sexuellement explicites présentes sur les affiches » qui n’ont, à leur sens, « pas leur place sur le domaine public ». « Les a-t-on déjà entendu se plaindre des publicités sexistes et dégradantes pour les femmes, notamment pour des soirées étudiantes ? L’espace public serait-il alors réservé à des messages douteux quant à leurs rapports aux femmes, écrit par des hommes (hétéros, cisgenres) pour des hommes (hétéros, cisgenres) ? », s’interroge Malcy Cathelineau, membre des JEBA. On devine que la présence de deux couples de même sexe parmi les quatre affichés doit troubler ces opposant-e-s à l’égalité entre personnes d’orientations sexuelles différentes.  De plus, la charge à propos des financements de cette campagne a pour unique but de camoufler des idées d’exclusion difficiles à justifier sur un campus universitaire regroupant plus de 70 000 jeunes aux identités différentes. Le reniement de la diversité et de l’égalité transparaît également dans l’opposition farouche de l’UNI quant à l’écriture inclusive. En prétextant le respect des « règles élémentaires de la langue française », l’UNI s’affiche une nouvelle fois comme une organisation réactionnaire. Les JEBA apportent leur soutien et encouragent les démarches progressistes d’écriture épicène entreprises à tous les niveaux de l’administration et de la vie étudiante : documents administratifs, campagnes de sensibilisation, etc. La société où « le masculin l’emporte sur le féminin » arbitrairement se doit d’être remise en question, et cela passe également par l’Université. Cette dernière doit continuer d’être le lieu de défense de l’inclusion de toutes les personnes au-delà de leur genre par la réappropriation de l’écriture. Enfin, les JEBA soutiennent les dernières campagnes universitaires sur la question du consentement et regrettent que l’UNI et Sens Commun Sciences Po Bordeaux...

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Demain sera renouvelable

Publié par le Jan 26, 2017 dans Communiqués, Energie Climat | 0 commentaire

Demain sera renouvelable

Sobriété, Efficacité, Énergies Renouvelables sont les 3 mots à retenir pour la transition énergétique. Mercredi 25 janvier 2017, l’association NégaWatt a présenté son nouveau scénario pour sortir du nucléaire d’ici 2050 en engageant la transition énergétique maintenant. Rien de révolutionnaire, mais chaque année perdue dans la transition énergétique a des conséquences économiques et climatiques. Sobriété, Efficacité La sobriété et l’efficacité sont les clés de l’inflexion de la demande énergétique. Sobriété énergétique en éteignant les appareils et lumières inutilisés (ordinateurs la nuit, lumières dans les pièces inoccupées, …) ou en supprimant les écrans publicitaires qui envahissent l’espace public (notamment les gares) et efficacité énergétique en remplaçant progressivement ses vieux appareils par des appareils moins gourmands en énergie. « Les Jeunes Écologistes organisent régulièrement des lights off, où ils et elles éteignent les lumières des enseignes restées inutilement allumées la nuit. C’est une action ludique qui permet de sensibiliser les magasins comme les passant-e-s de l’inutilité de ces lumières. La loi interdit les enseignes lumineuses de 01h à 07h du matin, nous souhaitons qu’elle aille plus loin », clame Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes. Le “100 % renouvelables” est possible Comme dans de nombreux autres rapports, le nouveau scénario NégaWatt montre qu’il est possible de couvrir la totalité des besoins énergétiques de la France par des sources renouvelables à l’horizon 2050 grâce à l’hydraulique, la biomasse, l’éolien, le solaire, ou encore le biogaz. Il est techniquement possible, économiquement souhaitable et sanitairement plus sûr de ne pas prolonger la vie des 58 réacteurs nucléaires actuels au-delà de la quatrième visite décennale (environ 40 ans). Ainsi, le dernier d’entre eux peut être arrêté en 2035, soit après-demain. « Les centrales ont fait leur temps, le futur est aux énergies renouvelables. Il est invraisemblable de négocier la fermeture de la centrale la plus vieille de France, Fessenheim, par l’ouverture des EPR de Flamanville, au mépris de la sécurité et du portefeuille des Français-es, alors même que NégaWatt et l’Agence de l’environnement et de la maîtrse de l’énergie nous montrent qu’une autre voie est possible !  » continue Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes. La transition énergétique, part entière de notre projet de société Tout en faisant mine de l’ignorer, les responsables politiques savent pertinemment – de nombreux rapports dont celui du GIEC l’affirment – que 80% des énergies fossiles doivent rester dans le sol si l’on veut limiter le dérèglement climatique en-dessous de 2°C. Le scénario NégaWatt est clair : la transition énergétique nécessite la mobilisation de toute la société : changement des pratiques agricoles, mutation des industries, consommation propre et raisonnée… « La transition énergétique présente d’importants bénéfices collatéraux comme la création d’emplois non délocalisables : à coût constant, les énergies renouvelables créent 6 fois plus d’emplois que le nucléaire ! Qu’est-ce qu’on attend ? » conclut Benjamin Kaufmann. CONTACTS PRESSE : Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale – 06 05 37 97 56 Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral – 06 82 45 78...

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Hier au Parlement Européen, les lobbies ont trouvé leur nouveau Président.

Publié par le Jan 18, 2017 dans Communiqués, Europe | 0 commentaire

Hier au Parlement Européen, les lobbies ont trouvé leur nouveau Président.

Dans l’indifférence générale des médias et de la classe politique française, le Parlement Européen a élu, ce mardi 17 janvier, son nouveau président en la personne du conservateur Antonio Tajani. Pour la première fois depuis de nombreuses années, les deux principaux groupes du PPE et S&D, dont font respectivement partie les député-e-s Les Républicains et du Parti Socialiste, n’avaient pas conclu d’accord à l’avance, signant de facto la fin de la grande coalition qui se partageait le pouvoir au niveau européen depuis de nombreuses années. Pour les Jeunes Écologistes, la coalition entre les groupes PPE et S&D est l’une des principales responsables de la situation dans laquelle se trouve actuellement l’Union européenne. Malgré quelques rares avancées, comme l’interdiction de la pêche en eaux profondes, elle a soutenu et promu des politiques désastreuses sur les plans social et écologique, cédant trop souvent aux lobbies industriels et financiers avec les traités commerciaux TAFTA et CETA notamment. « Le Président sortant, le social-démocrate Martin Schulz, a saboté les tentatives d’élu-e-s d’avoir un débat ouvert au Parlement Européen sur ces accords de libre-échange avec les États-Unis et le Canada . » rappelle Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes. « La fin de la grande coalition était donc une bonne nouvelle ». L’opportunité était alors de créer une majorité progressiste à même de changer cette Union anti-sociale en l’Europe défendue par les écologistes, c’est-à-dire éthique, sociale et solidaire. Malheureusement, au terme de quatre tours de scrutin et suite à la décision des Libéraux de rejoindre le camp conservateur, c’est Antonio Tajani, du groupe conservateur du Parti des Peuples Européens, qui a été élu Président du Parlement Européen. « Tajani, proche de Silvio Berlusconi, est l’ancien commissaire européen aux Industries, qui est connu pour avoir ignoré les alertes répétées à propos de la fraude aux tests d’émissions de l’industrie automobile – plusieurs années avant le scandale Volkswagen. C’est un recul manifeste devant les lobbies industriels et financiers qui pèsent à Bruxelles, mais aussi un très mauvais signe donné aux politiques environnementales européennes, au mépris de la santé des citoyen-ne-s. » conclut Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes. Face à cet échec de l’Europe sociale et écologiste, les Jeunes Écologistes ne baissent pas les bras et continuent de promouvoir une Europe fédérale et solidaire entre les peuples. CONTACTS PRESSE : Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale – 06 05 37 97 56 Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral – 06 82 45 78...

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Nice : le procès de la solidarité

Publié par le Jan 5, 2017 dans Communiqués | 0 commentaire

Nice : le procès de la solidarité

Cédric Herrou, paysan de la Vallée de la Roya dans les Alpes-Maritimes, était hier devant le tribunal correctionnel de Nice pour aide à l’entrée et au séjour de personnes en situation irrégulière. Le procureur a requis huit mois de prison avec sursis, une mise à l’épreuve, la confiscation de son véhicule et une limitation de son permis de conduire. Les Jeunes Ecologistes dénoncent le retour du « délit de solidarité » et rappellent au contraire les devoirs des autorités publiques. Ce que lui reproche la justice ? Avoir secouru et hébergé chez lui et sur ses terrains quelques dizaines de personnes migrantes, dont de nombreux-ses mineur-e-s, venues d’Érythrée et du Soudan, qui après avoir vécu des atrocités dans leurs pays ou en Libye et après avoir franchi au péril de leur vie la Méditerranée, se trouvent bloquées dans la Vallée de la Roya. « Les migrant-e-s arrivé-e-s en Italie et souhaitant poursuivre leur route vers la France ou la Grande-Bretagne se trouvent bloqué-e-s à Vintimille à la frontière franco-italienne, strictement contrôlée par les autorités, explique Johan Laflotte, membre du bureau exécutif des Jeunes Écologistes et habitant de la Région PACA. Leur seul accès vers le territoire français se trouve être la Vallée de la Roya, cul-de-sac français au nord de Vintimille entouré par les montagnes alpines. Bien qu’étant officiellement en France, ces personnes n’ont alors aucun accès aux services de la préfecture, ni même aux besoins vitaux de soin ou d’hébergement. C’est dans ce contexte que les habitants de la Roya leur viennent en aide depuis plusieurs années déjà. » Le délit de solidarité, pourtant abrogé par la loi en 2012, semble revenir à peine masqué, alors même que les autorités françaises ne sont pas à la hauteur de leurs stricts devoirs. En effet, le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes, pourtant responsable de l’accueil des mineur-e-s, refusent de prendre en charge les enfants migrants qui échouent dans la Vallée de la Roya. Des mineur-e-s étranger-e-s qui auraient dû être placé-e-s en foyer ont au contraire été refoulé-e-s vers l’Italie par l’État, complice en ce sens du Conseil Départemental. Les Jeunes Écologistes demandent aux autorités maralpines, françaises, italiennes et européennes de prendre leurs responsabilités dans l’accueil digne des mineurs et adultes présents sur leurs territoires. « Au lieu d’organiser l’accueil des mineur-e-s tel que la loi l’impose, Éric Ciotti, Président du Conseil Départemental, a porté plainte contre les citoyens de la Roya pour « passage clandestin d’étrangers à la frontière franco-italienne ». Cette indécence est dans la droite ligne des positions de son compère Christian Estrosi qui, en tant que Président du Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, a fait voter une motion contre l’accueil des migrant-e-s » rappelle Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes. Heureusement, les citoyennes et citoyens azuréen-ne-s ne se reconnaissent pas tou-te-s dans cette politique du rejet. Les Jeunes Écologistes saluent notamment les lectrices et lecteurs de Nice Matin qui ont élu Cédric Herrou « Azuréen de l’année 2016 ». Ils et elles apportent surtout leur plein soutien aux migrant-e-s luttant pour leur survie, ainsi qu’aux habitant-e-s de la Roya et aux citoyen-ne-s et collectifs solidaires qui leur viennent en aide et continueront à y contribuer par l’implication concrète de leurs groupes locaux et militant-e-s. CONTACTS PRESSE : Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale – 06 05 37 97 56 Johan Laflotte, contact local – 06 71 00 24...

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Un an plus tard, toujours l’état d’urgence et des tas d’urgences

Publié par le Déc 13, 2016 dans Communiqués, Démocratie | 0 commentaire

Un an plus tard, toujours l’état d’urgence et des tas d’urgences

Un peu plus d’un an après la mise en vigueur de l’état d’urgence, ce dernier est en passe d’être prolongé encore (et encore) jusqu’après les élections de 2017. La prolongation indéfinie de l’état d’urgence est pourtant une atteinte incommensurable à notre République. L’état d’urgence est un régime d’exception. Selon la loi de 1955, « l’état d’urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain (…) en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public ». « Cela fait plus d’un an que la France vit avec un régime d’exception. Hors, un état d’urgence permanent n’a pas de sens. C’est un oxymore qui n’a pour seul intérêt que la démagogie. Afin de rassurer, François Hollande prolonge l’état d’urgence pour mieux masquer les tas d’urgences qui mènent à cette situation. » soupire Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale des Jeunes Ecologistes. « L’état d’urgence est un véritable piège pour notre démocratie. C’est un régime d’exception qui banalise les perquisitions administratives, prévaut sur les droits humains en matière de liberté d’aller et venir ou de droit au respect de la vie privée et familiale et qui épuise les forces de l’ordre depuis maintenant plus d’un an. » continue Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral des Jeunes Ecologistes. Face au défi climatique, à la montée grandissante de l’extrême droite à travers l’Europe et le monde et au repli identitaire, il importe d’autant plus que les citoyen-ne-s exercent leurs libertés politiques et usent de leur capacité à agir face aux obscurantismes par la défense du bien commun et de nos libertés, là où l’état d’urgence ne fait que les brider. L’enjeu pour tou-te-s est bien de réfléchir à des solutions sur le long terme pour apporter des réponses efficaces aux causes de cette violence. Stopper les ventes d’armes, se libérer du pétrole, cesser d’alimenter le cercle vicieux qui nous ronge sont les premières pistes à débattre ensemble. Nous appelons donc les parlementaires de l’Assemblée National à ne pas voter la prolongation de l’Etat d’urgence ce mardi 12 décembre. A Paris, les Jeunes Ecologistes participeront au rassemblement musical prévu devant l’assemblée nationale à 18h30. CONTACTS PRESSE : Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale – 06 05 37 97 56 Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral – 06 82 45 78...

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Cazeneuve : Premier Ministre des reniements

Publié par le Déc 6, 2016 dans Communiqués | 0 commentaire

Les Jeunes Écologistes auraient aimé exprimer tous leurs vœux de courage au successeur de Manuel Valls au poste de Premier Ministre pour ces quatre mois qui s’annonçaient intenses. Sur les 60 engagements du candidat Hollande, un grand nombre restait encore à tenir. Mais malheureusement, en nommant Bernard Cazeneuve à Matignon, François Hollande ne donne toujours pas de signes favorables pour l’accomplissement de ces mesures.  En 2012, le candidat Hollande promettait de renégocier le traité budgétaire européen. Quelques mois plus tard, le ministre délégué aux Affaires européennes Cazeneuve le faisait signer sans sourciller. En 2012, le candidat Hollande critiquait le plan d’austérité de François Fillon. En 2013, le ministre délégué au Budget Cazeneuve poursuivait la politique de réduction des déficits publics. En 2012, le candidat Hollande annonçait que son adversaire, c’était la finance. En 2013,  le ministre délégué au Budget Cazeneuve intervenait à l’Assemblée Nationale pour enterrer un amendement sur l’extension de la taxe sur les transactions financières au trading à haute fréquence. En 2012, le candidat Hollande promettait un dialogue environnemental apaisé. En 2014, Bernard Cazeneuve était Ministre de l’Intérieur lors de l’évacuation de la ZAD du Testet qui coûta la mort à Rémi Fraisse. En 2012, le candidat Hollande souhaitait donner le droit de vote aux étrangers aux élections locales. En 2015, la loi relative au droit des étrangers, porté par le Ministre de l’Intérieur Cazeneuve, n’en faisait aucunement mention. « En quatre ans et demi et trois portefeuilles ministériels, Bernard Cazeneuve a été le parfait fossoyeur des promesses de campagne de François Hollande. À ce titre, il n’a pas démérité sa place à Matignon », commente un brin désabusée Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes. Face à cette équipe ministérielle du passé, les Jeunes Écologistes préfèrent voir vers l’avenir et se préparent à s’investir pleinement  dans le cadre des campagnes présidentielle et législatives pour promouvoir un projet de société écologiste. « Nous ne faisons pas de promesses, mais avons de nombreuses propositions à soumettre afin que l’écologie politique sorte gagnante des prochaines élections. Nous nous battrons jusqu’au bout, car il n’est pas question de laisser s’échapper une nouvelle fois notre idéal de société », conclut déterminé Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes. CONTACTS PRESSE : Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale – 06 05 37 97 56 Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral – 06 82 45 78...

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La prévention est un droit pour tou-te-s

Publié par le Déc 1, 2016 dans Communiqués, Genres et Sexualiés | 0 commentaire

La prévention est un droit pour tou-te-s

  À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA et en clin d’œil aux campagnes tant décriées de Santé Publique France et AIDES, les Jeunes Écologistes se mettent en scène pour rappeler que les discriminations et les stigmatisations sont des facteurs aggravants de la propagation du virus du SIDA. En France, les personnes les plus touchées par l’épidémie restent les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, qui représentent 40 à 50% des personnes découvrant leur séropositivité chaque année, le nombre ne diminuant toujours pas pour cette population. Alors que face à cette situation, les politiques publiques devraient s’adresser aux hommes homosexuels à l’occasion de campagnes de prévention ciblées, telles que la nouvelle campagne « sexosafe » portée par Santé Publique France, c’est encore trop rarement le cas. Les Jeunes Écologistes saluent cette campagne et rappellent qu’une prévention efficace passe par un message reçu au mieux par le public cible. Il est donc intolérable, si ce n’est criminel, que certain-e-s maires interdisent cette campagne sur leurs affichages publics. Outre l’entrave à l’information, ce boycott est un acte clairement homophobe. « Les discriminations ou la stigmatisation basées sur des pratiques sexuelles qui ne seraient pas en accord avec la morale des Églises et de Robert Ménard contribuent à la propagation de l’épidémie. Beaucoup de jeunes doivent se cacher pour avoir une relation sexuelle ou n’osent pas acheter de préservatifs et se faire dépister de peur de se sentir jugé-e-s » affirme Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes. Ces discours doctrinaux et conservateurs empêchent également de fournir une éducation pragmatique, éloignée de tout tabou confessionnel, nécessaire à la fois pour la santé publique et pour la santé psychologique et émotionnelle des jeunes. La droite réactionnaire et les fondamentalismes religieux veulent nous faire croire qu’il est dangereux d’informer les jeunes sur la sexualité et les questions de genre, que les maintenir dans l’ignorance est la bonne solution pour ne pas les « pervertir » et les maintenir dans une norme préétablie présentée comme une morale universelle et naturelle. Mais l’expérience montre au contraire que c’est l’ignorance qui crée l’isolement et le danger, notamment concernant la propagation des infections sexuellement transmissibles. Cette même discrimination se révèle encore plus criante et douloureuse lorsqu’elle concerne les personnes infectées. Comme le rappelait le président de AIDES lors du lancement de leur campagne « Révélation », « ce qui pèse aujourd’hui le plus sur la qualité de vie des personnes séropositives, ce n’est pas le virus. Ce sont les discriminations quotidiennes qu’elles subissent ». En cette journée mondiale de lutte contre le SIDA, les Jeunes Écologistes : Soutiennent la campagne de prévention de Santé Publique France, de même que la campagne de sensibilisation portée par AIDES face aux réactions haineuses qu’elles ont suscité ; Rappellent que la lutte contre toutes formes de discriminations, homophobes ou sexistes, est primordiale pour freiner la propagation du virus du SIDA ; Demandent une éducation sexuelle et sensuelle renforcée dans le cadre d’une politique globale de Santé Publique. CONTACTS PRESSE : Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale – 06 05 37 97 56 Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral – 06 82 45 78...

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