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Publié par le Avr 7, 2017 dans Communiqués, Energie Climat | 0 commentaire

Fessenheim, le dernier des renoncements

Fessenheim, le dernier des renoncements

Ce jeudi 3 avril, le conseil d’administration d’EDF a décidé de poursuivre l’exploitation de la centrale de Fessenheim, balayant ainsi d’un revers de main la demande du gouvernement et la promesse faite aux Français-es par le candidat Hollande en 2012.

« C’est extrêmement grave, affirme Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes. Alors qu’on nous fait croire que le nucléaire est indispensable à la souveraineté énergétique de la France, l’État n’est même pas souverain dans une entreprise qu’il détient à 80% et ne peut pas respecter une promesse faite aux citoyen-ne-s français-es. On marche sur la tête. »

Les Jeunes Écologistes ne sont pas dupes et dénoncent aussi la part de responsabilité de François Hollande et de la ministre de l’environnement Ségolène Royal. Cette dernière, sans aucune honte, se dit satisfaite de cette décision alors qu’elle conditionne la fermeture de Fessenheim, plus vieille centrale de France installée en zone sismique, à l’ouverture de l’EPR de Flamanville qui connaît des failles de conception énormes.

« Pour les Jeunes Écologistes c’est clair ! Ce n’est ni Fessenheim, ni Flamanville ! confirme Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale du mouvement. Il est insupportable que François Hollande ne tienne pas ses promesses de campagne sur un enjeu aussi important que celui-ci. La fermeture de Fessenheim, au delà d’être une mesure pour la sécurité de tou-te-s, serait aussi un symbole politique fort. Celui de l’ambition de la transition énergétique ou encore celui du courage politique face au lobby du nucléaire et à la toute puissance d’Areva et EDF »

Une très mauvaise nouvelle pour l’écologie alors que la Présidentielle approche et que la sortie du nucléaire est loin de faire consensus chez les candidat-e-s. Obnubilé-e-s par la supposée grandeur et autonomie de la France permise par ses centrales, l’obsession nucléaire persiste dans les programmes de Fillon, Macron ou Le Pen. Fermant volontairement les yeux face aux dangers, ces dernier-e-s s’obstinent encore à dire que le nucléaire est l’avenir pour une société décarbonée. Absurdité totale alors qu’un nouveau rapport nous apprend que les énergies renouvelables ont représenté plus de la moitié des puissances installées dans le monde en 2017.

Enfin, les Jeunes Écologistes souhaitent s’adresser aux représentant-e-s du personnel d’EDF, qui ont également voté contre la fermeture de la central de Fessenheim.
« Il est plus que légitime de vouloir conserver son outil de travail, conclut Oriane Pigache. Les travailleur-se-s et leurs syndicats, qui sont à nos côtés dans tant de luttes, doivent néanmoins savoir que la filière des énergies renouvelables crée plus d’emplois que le nucléaire, à puissance installée égale. Le démantèlement des centrales assurent également des dizaines d’années de travail. Les travailleuses et travailleurs devraient demander à la direction d’EDF de tout de suite anticiper la transition énergétique, par un plan de requalifications dans la transition énergétique et le démantèlement ; ce serait une erreur, notamment pour l’emploi, que de persister dans la voie du nucléaire.« 

Les propositions et solutions des Jeunes Écologistes pour une sortie du nucléaire à l’horizon 2035 sont à retrouver sur le site de leur campagne « Les Jeunes avec un projet ».
Ils et elles saluent les candidats Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou affichant clairement leur ambition de sortir du nucléaire civil à moyen terme.

CONTACTS PRESSE :

  • Oriane Pigache, co-secrétaire fédérale – 06 05 37 97 56
  • Benjamin Kaufmann, co-secrétaire fédéral – 06 82 45 78 42

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