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Publié par le Fév 7, 2017 dans Bordeaux, Communiqués | 0 commentaire

[Communiqué] Réponse à l’UNI et à Sens Commun : Le consentement, ça n’a pas de prix

[Communiqué] Réponse à l’UNI et à Sens Commun : Le consentement, ça n’a pas de prix

Le consentement, ça n’a pas de prix

Bordeaux, 7 février 2017 – Les Jeunes Écologistes Bordeaux-Aquitaine (JEBA) déplorent l’attaque de l’UNI Bordeaux et de Sens Commun Sciences Po Bordeaux envers la campagne « Pas de relations sexuelles sans consentement » de l’Espace Santé Étudiants Bordeaux. Les assauts quant au financement de cette campagne sont autant de leurres qui cachent des idées profondément nauséabondes. Si les JEBA souhaitent encourager ces deux organisations dans leur nouvel intérêt pour la transparence de l’utilisation de l’argent public, iels regrettent leurs motivations sexistes, homophobes et réactionnaires

Zone anti-relous – JEBA

Zone anti-relous – JEBA

Le 3 février dernier, l’UNI Bordeaux, syndicat universitaire de droite, publiait une lettre ouverte à Manuel Tunon de Lara, président de l’Université de Bordeaux, en partenariat avec Sens Commun Sciences Po Bordeaux, mouvement issu de « La Manif Pour Tous ». Dans celle-ci, ces organisations « [regrettent] l’utilisation du langage inclusif » dans cette campagne, le financement de celle-ci, et finalement son existence même puisqu’elle ne serait pas « dissuasive » mais pourrait « à l’inverse faire sourire les étudiants au lieu de les alarmer sur l’insécurité ».

Pourtant, bien plus efficaces que de simples mesures sécuritaires de façade sur le campus universitaire, la sensibilisation et l’éducation au consentement sont les racines de la lutte contre les agressions sexuelles. C’est aux agressions sexuelles qu’il faut s’attaquer, pas à l’endroit où elles sont commises. Ce n’est donc pas une présence accrue de personnels de surveillance ou de caméras qui pourrait régler un problème dépassant largement l’enceinte du campus.

Sur les affiches, trois couples vêtus, le quatrième en sous-vêtements, se tiennent la main, accompagnés de messages sur le consentement. L’UNI s’insurge et évoque des « connotations sexuellement explicites présentes sur les affiches » qui n’ont, à leur sens, « pas leur place sur le domaine public ». « Les a-t-on déjà entendu se plaindre des publicités sexistes et dégradantes pour les femmes, notamment pour des soirées étudiantes ? L’espace public serait-il alors réservé à des messages douteux quant à leurs rapports aux femmes, écrit par des hommes (hétéros, cisgenres) pour des hommes (hétéros, cisgenres) ? », s’interroge Malcy Cathelineau, membre des JEBA. On devine que la présence de deux couples de même sexe parmi les quatre affichés doit troubler ces opposant-e-s à l’égalité entre personnes d’orientations sexuelles différentes. 

De plus, la charge à propos des financements de cette campagne a pour unique but de camoufler des idées d’exclusion difficiles à justifier sur un campus universitaire regroupant plus de 70 000 jeunes aux identités différentes. Le reniement de la diversité et de l’égalité transparaît également dans l’opposition farouche de l’UNI quant à l’écriture inclusive. En prétextant le respect des « règles élémentaires de la langue française », l’UNI s’affiche une nouvelle fois comme une organisation réactionnaire. Les JEBA apportent leur soutien et encouragent les démarches progressistes d’écriture épicène entreprises à tous les niveaux de l’administration et de la vie étudiante : documents administratifs, campagnes de sensibilisation, etc. La société où « le masculin l’emporte sur le féminin » arbitrairement se doit d’être remise en question, et cela passe également par l’Université. Cette dernière doit continuer d’être le lieu de défense de l’inclusion de toutes les personnes au-delà de leur genre par la réappropriation de l’écriture.

Enfin, les JEBA soutiennent les dernières campagnes universitaires sur la question du consentement et regrettent que l’UNI et Sens Commun Sciences Po Bordeaux restent dans une vision archaïque de la société et ignorent la réalité des agressions sexuelles dont sont victimes 216 000 personnes chaque année.

Les JEBA apportent également leur soutien sans faille à la lettre ouverte de l’association Sexprimons-Nous.

Le consentement n’a pas de prix, respectons-le.

CONTACTS PRESSE :

  • Malcy Cathelineau – 06 25 98 16 84
  • Ophélie Colomb – 06 71 66 53 05

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