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Publié par le Sep 16, 2015 dans Economie et Social, Motions thématiques | 0 commentaire

Repensons le travail !

Repensons le travail !

« Il n’est donc plus question pour le.la travailleur.se, ni de se libérer au sein du travail, ni de se rendre maître du travail ni de conquérir le pouvoir dans le cadre de ce travail. Il n’est plus question désormais que de se libérer du travail en en refusant tout à la fois la nature, le contenu, la nécessité et les modalités » André Gorz, Adieux au prolétariat : au delà du socialisme, Seuil, 1981

Historiquement, travailler apparaissait comme dégradant : les nobles ne travaillaient pas, c’était les serfs, les pauvres, voire les esclaves. Aujourd’hui, le travail -érigé comme valeur- est tellement valorisé au point que le chômage soit méprisé. Pour autant, le chômage a atteint des sommets en France (10,4% au 3e trimestre 2014) (Source : Insee).

Le travail ne doit pas simplement être considéré d’un point de vue économique. Le volume horaire, la main d’œuvre, les savoirs-faire et l’expérience sont bien plus que le salaire qui permet de « gagner sa vie » pour consommer. Si cette vision particulière du travail permet à quelques un.e.s de s’épanouir, cela créé autant d’inégalités, de dégâts et de mal-être chez les autres. S’occuper des tâches ménagères, monter un projet associatif, élever ses enfants, être bénévole dans une association caritative, prendre soin de ses grands-parents, cultiver son jardin, coudre ses propres vêtements, etc. sont autant d’activités non rémunérées que la société ne valorise pas comme du « travail ». Pourtant, toutes ces activités participent aussi à la richesse de la société, et pas seulement d’un point de vue pécunier.

De fait, on distingue l’emploi salarié, le travail et le loisir. Un emploi salarié est lié à une activité rémunérée en échange d’heures de travail. Le travail est aujourd’hui lié à l’emploi. Pour autant, certaines tâches, non rémunérées, contribuent à l’augmentation de la richesse globale d’un pays, sans qu’il soit nécessaire de les comptabiliser comme valeur marchande. Le loisir est une activité qui se distingue du travail, elle n’est pas rémunérée. Le loisir tend également à devenir une valeur marchande, ce qui dénature son caractère.

Par ailleurs, les nouvelles formes de travail collaboratives font évoluer la conception du travail et l’emploi salarié. De fait, les consommateurs deviennent eux-même acteur.trice.s du service qui leur est proposé, comme l’illustre les initiatives de Blablacar ou Air’B’n’B.

A ce titre, les Jeunes Écologistes souhaitent mettre en avant une autre approche du travail et libérer les énergies créatives étouffées par la marchandisation de nos sociétés.

1- Apprendre en faisant

 

Favoriser l’apprentissage suivi d’embauche

« C’est en faisant qu’on apprend », ce vieil adage utilisé pour les formations ouvrières s’étend aujourd’hui à tous les niveaux d’études. Devenir ingénieur.e, ébéniste, consultant.e en Ressources Humaines, conducteur.trice. de travaux par apprentissage est possible et souhaitable. Il permet de développer une expérience professionnelle sur le long terme et complémentaire à la formation théorique. Cette méthode d’apprentissage permet aux apprenti.e.s de mieux comprendre les problématiques concrètes et quotidiennes de leur lieu de travail et donc plus facilement opérationnel lorsqu’il.elle prendre leur premier poste.

Augmenter l’indemnité minimum des stages

Les indemnités de stages restent encore faibles et souvent inégales, selon l’expérience, le diplôme préparée, l’âge, etc. La grille progressive des apprentissages pourraient être utilisée pour calculer les indemnités de stages, en les distinguant de l’apprentissage, du fait de la spécificité de cette expérience professionnelle particulière. Ce choix nécessite d’être discuter avec les parties prenantes pertinentes.

Lutter contre la précarité des jeunes

Si la mode est aux stages et apprentissages dans les milieux scolaires et universitaires, nous rappelons que ces périodes sont avant tout de la formation, plus qu’un poste de travail. Les Jeunes Écologistes rappellent que stagiaires et apprenti.e.s ne doivent pas être recruté.e.s pour effectuer des tâches qui nécessiteraient en théorie de recruter un salarié à temps plein.

Prendre en comptes les périodes de formation initiale et de stages dans le calcul de la retraite

Les périodes de stages, d’insertion professionnelle, etc. s’allongeant, l’enjeu est de prendre en compte les périodes de formation initiale et de stages dans le calcul de la retraite. A un moment de sa vie, il faut pouvoir partir à la retraite pour profiter d’une vie après l’emploi salarié.

2- Partager le travail pour lutter contre la précarité

 

Parce que le travail ne doit pas être une contrainte, ni un privilège dans un contexte de chômage et de temps partiels, mais un choix libre et basé sur un savoir-faire, une passion. En vue d’une société plus égalitaire, il est nécessaire de mieux partager le travail, en luttant contre le chômage, l’inactivité et les temps partiels subis pour mieux prendre en compte les différents temps de vie.

Pour une réduction du temps de travail

La réduction de la durée du travail est un choix de société qui vise à permettre à chacun.e de travailler moins, mais que tous.tes aient accès à un travail. C’est aussi donner tout la possibilité de développer en dehors du travail des potentialités personnelles, qui ne trouvent pas à s’épanouir dans celui-ci. Pour éviter la constitution d’une société à deux vitesses, dans laquelle « outsiders » (subissant temps partiels et emplois peu qualifiés) et « insiders » (métiers valorisés à haute compétence à temps pleins) s’opposent, il s’agit aussi de favoriser l’accès à des tâches professionnelles qualifiées, complexes, créatrices, responsables, permettant d’évoluer, et de se renouveler continuellement et cela à destination d’un plus grand nombre de personnes.

Une meilleure répartition du travail implique une réduction du temps de travail, lié à une augmentation de la productivité, mais aussi à la nécessité d’avoir un mode de vie plus sobre, afin de limiter nos impacts néfastes sur le climat et enfin d’une meilleure répartition de la production et des richesses qui en découle. Il s’agirait de limiter le nombre d’heures travaillées à 32h par semaine en moyenne, soit 1450 heures de travail par an (52 semaines sur un an, moins 5 semaines de congés payés, moins une semaine de jours fériés, moins une semaine de congés maladie ou jours enfants malade * 32). Aujourd’hui, un.e salarié.e à temps complet travaille 1650 heures par an. De même, ce temps annualisé nécessite d’être pris en compte comme moyenne, dans l’idée que certaines années pourraient être consacrées à une année sabbatique, la construction d’un logement, une passion ou encore à sa famille. Il s’agit de prendre en compte ce temps de travail sur toute une vie pour favoriser des articulations souples. Si on considère que chacun.e travaille 40 années durant toute sa vie, réparties selon ses priorités, avec un salaire fixe par mois, dépassant l’intermittence des temps de vie, on arrive à à 58 000 heures de travail sur toute une vie.

L’ensemble des catégories de la population, et notamment les jeunes et les seniors pour le chômage ou les femmes pour les temps partiels) devraient bénéficier de ce changement. La réduction du temps de travail renforcera la cohésion sociale, l’autonomie, la qualité du travail et les solidarités entre travailleur.ses.s.

Limiter les heures supplémentaires et le recours au forfait-jour

Face à l’augmentation de l’usage des heures supplémentaires et les excès liés au forfait-jour, il s’agit de lutter contre ces habitudes qui amenuisent les capacités de concentration, d’efficacité et de réflexion des salarié.e.s voire touchent à leur qualité de vie au travail et donc à leur santé.

En limitant la possibilité pour les entreprises d’utiliser des heures supplémentaires, il s’agit d’assurer le respect du temps de travail légal par semaine. Un maximum de 20 heures supplémentaires par mois, soit (une heure par jour), dans la limites de 80 heures par an, obligera les entreprises à organiser la répartition du temps de travail et des tâches pour limiter le temps de travail des salarié.e.s.

Par ailleurs, supprimer le forfait-jour, qui ne permet pas de mesurer le temps de travail réellement réalisé par chaque salarié.e, permettra de limiter le nombre d’heures travaillées par jour.

Pour respecter un rapport équilibré entre salarié.e.s en CDI et intérimaires

Les entreprises utilisent davantage de contrats d’intérims, pour flexibiliser leur masse salariale, en réponse à un contexte économique incertain et souvent une mauvaise répartition de la valeur ajoutée, en faveur des actionnaires. Pour lutter contre la flexibilisation et la précarisation des salarié.e.s, il est nécessaire de respecter un rapport plus équilibré entre les salarié.e.s dit.e.s « fixes » et les salarié.e.s intérimaires. En effet, le recours à l’intérim met les salarié.e.s dans des situations très incertaines et précaires, d’un point de vue financier, pour des missions répétitives et avec peu de valeur ajoutée. De même pour les entreprises, accueillir de nouveaux salarié.e.s connaissant et mal la culture d’entreprises, ne sentent aucun attachement particulier à l’entreprise, est un risque, dans la mesure où l’efficacité et la qualité du travail sera atteinte.

En incitant les entreprises à réduire le recours aux missions d’intérims, à un fiable pourcentage de leur masse salariale. Par ailleurs, introduire un minimum de semaines d’embauches pour les intérimaires permettra de limiter l’usage répété de contrats intérimaires puisqu’une forme d’engagement sera assuré par l’entreprise. Enfin, limiter l’embauche répétée d’un seul et même intérimaire sur un même poste permettra de limiter les abus dans les entreprises pour des missions continues de l’entreprise assurés par une seule ou plusieurs personnes différentes en contrat d’intérim.

Améliorer les conditions de chômage

Le chômage représente aujourd’hui une période difficile mal considérée voire mal vécue par les personnes qui la subissent. Si des formations sont proposées pendant les périodes de chômage, elles ne sont pas toujours adaptées au chômage. Pour assurer le retour vers l’emploi, dans de meilleures conditions, l’enjeu réside dans l’amélioration de l’accès à la formation, en misant sur le développement de compétences, l’acquisition de savoir-faire, en lien avec le parcours et les envies professionnelles de la personne. Par ailleurs, il s’agit de favoriser la découverte de nouveaux métiers ou des secteurs d’avenir, dans le cadre d’un accompagnement suivi, régulier et adapté aux personnes. Nous parions que partir des envies et des passions d’une personne est un gage de réussite dans le retour vers l’emploi et de plaisir dans le travail. Si l’accompagnement doit être assuré par une personne qualifiée et à l’écoute des tendances actuelles de l’emploi et du travail, celle-ci a également un rôle d’écoute et de mise en lien avec des personnes plus spécialistes afin d’assurer un accompagnement adapté. Favoriser la mise en lien de personnes au chômage avec des réseaux de travailleur.se.s issu.e.s du même métier grâce à des plate-formes de rencontres inter-métier iou encore de rencontres métiers est à même de renforcer les chances de la personne de retrouver du travail tout en restant aux faits des dernières évolutions du métier et de ses pratiques ou outils.

3- Garantir des revenus équitables

 

Les Jeunes Écologistes ont une vision équitable de la société, estimant que chaque personne doit disposer de revenus suffisants pour vivre dignement, manger suffisamment et sainement, avoir accès à un logement décent et salubre, adapté aux besoins des habitant.e.s, un accès à la mobilité, à la culture et au sport.

Majorer les aides financières pour le logement des stagiaires et des précaires

Afin de garantir l’accès au logement pour les personnes en formation, en particulier les stagiaires, et les personnes en situation de précarité, il s’agit de renforcer et d’augmenter les aides financières qui permettent de payer les logements. Il existe un dispositif mis à disposition des apprenti.e.s, qui gagnent moins du SMIC, pour accéder à un logement, en complément des aides de la CAF. Cette aide financière doit être repenser afin de toucher un public plus large.

Limiter les écarts de salaires de 1 à 10 dans une même entreprise

Les écarts de salaire sont aujourd’hui très marqués, au sein de la société (jusqu’à 1 à 400 ! ), comme au sein d’une même entreprise, entre le plus haut placé et les ouvrier.ière.s ou les employé.e.s. Afin de limiter ces écarts, à la manière des principes coopératifs, nous revendiquons un écart salarial d’un maximum de l’ordre de 1 à 10, qui devra être mis en œuvre dans chaque entreprise de manière progressive et surtout négocié avec les partenaires sociaux et les salarié.e.s.

Remise en cause des primes

Les primes sont des avantages financiers qui se distingue du salaire, dans la mesure où elles sont variables et négociées. Cela permet aux entreprise de flexibiliser davantage les rémunérations de leur salarié.e.s, et si elles peuvent apparaître comme des avantages, elles peuvent aussi précariser du fait de leur irrégularité. Par ailleurs, elles sont souvent basées sur une performance individuelle, au détriment d’une cohésion collective, suscitant par la même une compétition et une concurrence au sein d’une équipe, d’une entreprise. Par ailleurs, elles ne sont pas prises en compte pour calculer la retraite, les cotisations sociales (maladie, maternité ou paternité). Les Jeunes Écologistes souhaitent remettre en question l’usage qui est fait des primes par les entreprises, afin de réduire leur utilisation, en les taxant davantage notamment.

Assurer un revenu de base inconditionnel

Néanmoins, pour assurer des revenus équitables, réduire les inégalités et l’extrême pauvreté, les Jeunes Écologistes propose la mise en place d’un revenu de base inconditionnel qui permettra de réduire les inégalités et assurer un revenu minimum à tous et toutes, quel que soit son âge, son lieu d’habitation, ses origines familiales, son sexe, etc. Il est cumulable avec d’autres revenus issus d’un travail, d’aides au logement, etc. -selon certains critères, il assure à chacun une strict égalité entre tous les citoyens et toutes les citoyennes.ne.s.

4- Favoriser la vie associative

 

Soutenir l’engagement associatif

Si les jeunes sont moins nombreux à être bénévole (21% pour les 18/24 ans étaient bénévoles en 2010 contre 24,5% en moyenne), d’après une enquête de France Bénévolat de 2013, les 15-35 ans sont la catégorie où l’engagement progresse le plus fortement : + 32 % par rapport à 2010, soit 3,3 millions de personnes. De nombreuses enquêtes sont menées sur le manque d’engagement des jeunes sont récurrentes, pour autant il semblerait que les jeunes s’investissent et veulent le faire encore plus comme le souligne France Bénévolat.

Formateur, contribuant à renforcer la cohésion sociale et au bien-être social, il est nécessaire de soutenir l’engagement associatif, en favorisant les liens entre lieux d’éducation et milieux associatifs, en réduisant le nombre d’heures d’enseignement pour des activités associatives et en donnant les moyens aux associations de se développer pour former les jeunes dans des missions associatives.

Utiliser le passeport-bénévolat pour valoriser l’expérience acquise dans les activités associatives

Les connaissances acquises au cours de différentes expériences associatives ne sont pas forcément valorisées dans le milieu professionnel. Nous regrettons l’absence de liens entre savoirs-faire professionnels et personnels dans un monde où le travail représente une forme de développement personnel continu. Ainsi, nous militons pour ouvrir la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) aux activités associatives afin de pouvoir valider les compétences développées dans le cadre associatif par un diplôme, une certification.

Favoriser mais encadrer le service civique

Le service civique est un engagement qui relève du volontariat. C’est pourquoi il doit être distingué du bénévolat, qui consiste en l’engagement dans des missions non indemnisées. Les missions de service civique sont indemnisées et elles impliquent un accompagnement et ont une durée significative des missions. En cela, elles représentent une étape de vie structurante dans le parcours des jeunes, notamment de ceux les plus éloigné.e.s de l’engagement.

Cependant, le service civique est victime de son succès : il y a beaucoup moins d’offres que de candidats. Pour 1 mission proposée, on compte en moyenne 4 candidats. Nous souhaitons la pérennisation du développement du dispositif car il permet l’apprentissage de la vie citoyenne et collective par la pratique. Si l’engagement de service civique est un cadre indéniable d’acquisition de compétences, il ne peut être considéré comme un outil pour l’insertion professionnelle, pour pallier les difficultés de la politique de soutien à l’emploi des jeunes. L’indemnisation actuelle, qui s’élève à 467,34€ par mois, n’est pas suffisante pour vivre. Nous réclamons une revalorisation de cette indemnité pour favoriser de bonnes conditions de vie aux jeunes en service civique.

5- Assurer de bonnes conditions de travail maladie et une bonne organisation du travail

 

Renforcer la sensibilisation sur les risques professionnels

Les accidents professionnels sont significativement plus forts chez les jeunes travailleur.se.s que chez les plus expérimenté.e.s. Si les stages et les apprentissages peuvent permettre de sensibiliser les jeunes salarié.e.s sur ces questions (s’ils sont réalisés dans de bonnes conditions), il est nécessaire de renforcer la sensibilisation sur les risques professionnels à destination des salarié.e.s et des employeur.e.s pour anticiper les risques d’accidents. Pour un.e employeur.se, l’absence d’un.e salarié.e coûte souvent plus chère que l’indisponibilité d’un.e salarié.e voire des atteintes physiques ou des maladies professionnelles.

Prendre des décisions collectives pour fixer l’organisation du travail et les objectifs (cohérents, atteignables, souhaitables)

Trop d’organisations économiques, que ce soit des associations ou des entreprises, sont peu démocratiques. Les salarié.e.s, même par l’intermédiaire des instances de représentations du personnel, ne peuvent exprimer leur avis sur l’organisation du travail de manière parcellaire et insuffisante. Pourtant, ce sont eux qui vivent leur travail au quotidien et sont parfois mieux à même de faire des propositions cohérentes. Enjeu démocratique et économique, l’organisation du travail doit être davantage l’objet d’une réflexion collective et participative, selon des règles propres à chaque organisation, selon leur culture d’entreprise ou encore leur secteur d’activité. Derrière cette organisation du travail, ce sont les objectifs qui nécessitent d’être revus afin d’être plus cohérents, atteignables et souhaitables pour toutes les parties concernées.

Reconnaître les burn-out comme maladie professionnelle

Le nombre de burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel, a considérablement augmenté ces dernières années. Récemment reconnue comme maladie professionnelle par les législateurs, l’enjeu reste de sensibiliser les employeur.e.s et les salarié.e.s à ces risques professionnels qui peuvent conduire à des arrêts de travail de plusieurs moi et à des atteintes physiques importantes. L’accompagnement et le retour vers l’emploi sont également des enjeux cruciaux afin de faciliter la réintégration des salarié.e.s ayant subis une telle situation. Les employeur.e.s sont encore trop frileux sur le sujet. En parallèle, il s’agit de mieux former la médecine du travail à déceler les signes annonciateurs des burn-out.

Redonner du sens au rôle de l’inspection et de la médecine du travail

L’inspection du travail , mais aussi la médecine du travail, des instances historiques, ont une image pas toujours flatteuse, tant auprès des salarié.e.s que des employeur.e.s. Pour autant, leur fonction est crucial. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de contrôler le respect du droit du travail protecteur des salarié.e.s et des employeur.e.s ainsi que de s’assurer de la santé des travailleur.e.s, déceler des éventuelles maladies professionnelles ou encore de s’assurer des bonnes conditions de travail. Par ailleurs, les Jeunes Écologistes appellent à renforcer la place de l’inspection et de la médecine du travail dans les entreprises avec de vrais moyens humains, financiers et juridiques, aujourd’hui, remis en cause. Il s’agit de sensibiliser sur le rôle des instances et de valoriser ses actions.

6- Garantir l’égalité femmes/hommes

 

Lutte contres les inégalités salariales et les discriminations subies par les femmes

Dans le travail, les femmes subissent des discriminations qui nécessitent une vigilance constante et surtout des actions pour lutter contre ces inégalités. Les femmes, à poste égal, sont moins rémunérées que les hommes : puisqu’un écart de 24% de salaire subsiste entre les hommes et les femmes, dans le secteur privé. A poste équivalent, la différence s’élève néanmoins à 9% en faveur des hommes. Par ailleurs, certains métiers restent majoritairement féminins ou masculins : 50% des femmes se concentrent sur 12 familles professionnelles (santé, social, soins) et 50% des hommes sur 20 familles (agriculture, bâtiment, informatique). Au total, seul 17% des métiers sont considérés comme mixtes (comprenant en 40 et 60% de chaque sexe).

La lutte contre les inégalités salariales entre les hommes et les femmes doit être renforcée par des contraintes financières si ces différences persistaient. En facilitant la réclamation du paiement de la différence de la somme perçue par les hommes par rapport aux femmes discriminées, en passant par les organisations syndicales ou les instances de représentations du personnel, voire à terme d’ester en justice si rien n’était fait.

Chasser les stéréotypes de genre des lieux de travail

Afin de déconstruire les stéréotypes genrés dans le travail et le salariat, des campagnes de sensibilisation plus régulières à destination des employeur.se.s, des salarié.e.s et surtout au sein de l’éducation nationale sont nécessaires. Inciter la mise en place de temps de discussions réguliers au sein des entreprises sur le travail des hommes et des femmes et sur la déconstruction des stéréotypes pourrait permettre de faire évoluer les visions stéréotypé.e.s que peuvent avoir les salarié.e.s et les employeur.e.s.

Promouvoir les femmes à des postes à responsabilité

Plus de 80% des dirigeant.e.s salarié.e.s sont des hommes, dans tous les secteurs privés quels qu’ils soient. Instaurer des quotas aux différent.e.s postes à responsabilités dans toutes les entreprises pour favoriser la mixité au sein des sphères de pouvoir et de prise de décision permettra de diminuer les inégalités dans ces sphères. Cela compléterait l’ensemble de ces propositions pour faire avancer la question de l’égalité entre le sexe au travail.

7 – Partir à la retraite

 

Aujourd’hui, l’entrée sur le marché du travail est de plus en plus tardive et les parcours de travail sont de plus en plus fracturés à cause du chômage ou de la restructuration du travail.

Parce que « Travailler plus, pour une moindre retraite » n’est pas notre slogan. Parce que surtout l’une des raisons principales pour lesquelles notre système de retraite peine aujourd’hui à trouver un équilibre, c’est que le taux d’emploi dans notre pays (68%) faible par rapport à celui de certains autres pays de l’Union Européenne (Allemagne, 76%, Royaume-Uni, 74,5%).

Nous militons pour :

  • Favoriser l’insertion durable dans le monde du travail des personnes qui en sont éloignées
  • Créer un pacte inter-entreprise qui assure la fluidité des parcours de vie en renforçant les échanges inter-générationnels de connaissances, d’expériences et de savoir-faire
  • Mettre en place une retraite progressive associée à la formation de jeunes

À un moment de sa vie, il faut pouvoir partir à la retraite pour profiter d’une vie après l’emploi salarié. Mais il ne faut pas que ce moment s’accompagne avec de la précarité. Nous vous renvoyons vers la motion « Pour une réforme écologiste du système de retraite, partageons le travail et les richesses » (Votée en AG le 27 août 2013).

Sources :

« Le Bonheur au travail » > https://www.youtube.com/watch?v=CHojt8Nq-Tc

Temps de travail

http://www.saw-b.be/EP/2011/A1111RCTT.pdf

http://blogs.mediapart.fr/blog/gerardfiloche/280814/25-questions-reponses-contre-l-agressivite-ideologique-de-valls-macron-et-autres-contre-les-35-h

http://lipietz.net/spip.php?article2152

http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2013/05/20/la-duree-hebdomadaire-moyenne-du-travail-par-personne-active-est-passee-de-46h-a-31h-entre-1960-et-2010-en-allemagne-elle-est-de-29h/

http://eelv.fr/2013/09/16/retraites-repenser-le-pacte-de-solidarite-inter-generationnel/

Heures supplémentaires

http://www.senat.fr/lc/lc9/lc93.html

Travail temporaire

http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF03260

Égalité hommes/femmes

http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/remuneration,113/l-egalite-de-remuneration-entre,1028.html

http://femmes.gouv.fr/wp-content/uploads/2014/03/Egalite_Femmes_Hommes_2014.pdf

http://www.inegalites.fr/spip.php?article972

http://www.genre-orm-paca.org/IMG/pdf/dares_repartition_femmes_hommes_par_metiers_decembre_2013_.pdf

http://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/archives/mixit%C3%A9desm%C3%A9tiers15oct-V616-oct.pdf

http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/emploir08i.PDF

Associations

http://www.jeunes.gouv.fr/interministeriel/citoyennete/benevolat/article/benevoles-en-france

http://cap.poledoc.fr/opac/doc_num.php?explnum_id=244

http://www.la-croix.com/Actualite/France/Le-benevolat-progresse-fortement-en-France-2013-06-18-974959

Infos

8 jours fériés/an – 1489 heures de travail par an pour les Français en 2013, soit 31h de travail salarié par semaine (statistiques OCDE) qui comptent l’ensemble de la population active ayant un travail (temps partiels et temps pleins).

En moyenne les Français en temps partiels travaillent 23 heures par semaine, tandis que c’est 40h (2013) pour les temps pleins.

http://ec.europa.eu/eurostat/tgm/table.do?tab=table&init=1&plugin=1&language=en&pcode=tps00070

http://ec.europa.eu/eurostat/tgm/table.do?tab=table&init=1&plugin=1&language=en&pcode=tps00071

Dans les conditions de mortalité de 2013, une femme vivrait en moyenne 85 ans et un homme 78,7 ans.

http://www.insee.fr/fr/mobile/etudes/document.asp?reg_id=0&id=4153

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